Culture

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Tapis de Fleurs 2022 à Bruxelles
Tapis de Fleurs 2022 à Bruxelles

Pour marquer ses cinquante ans et sa 22e édition, le Tapis de Fleurs de Bruxelles sera, cette année, une réinterprétation du premier tapis, aux arabesques ornementales, présenté en 1971. Tous les éléments présents dans le premier modèle figurent dans la version 2022, y compris l’archange Saint-Michel et le lion belge.

Environ 140.000 bégonias – fleurs fétiches du tapis bruxellois –, complétés par 225 000 dahlias, des écorces teintées (de colorants entièrement naturels) ainsi que du gazon composeront la tapisserie florale éphémère qui habillera les séculaires pavés de la Grand-Place de Bruxelles, à la mi-août. Pour réaliser, le nouveau logo incorporé dans le Tapis de Fleurs 2022, 72 m² de chrysanthèmes et euonymus (plantes originaires d'Asie du sud-est) seront utilisés. Le design du tapis de cette édition 2022 est le résultat d’une collaboration entre Roo Aguilar Aguado, une artiste mexicaine, graphiste de formation et possédant une grande expérience des tapis éphémères, et Koen Vondenbusch, qui travaille à la réalisation des Tapis de Fleurs de Bruxelles depuis 28 ans. Ensemble, ils forment un tandem parfait : elle a complètement relooké les graphismes de 1971 pour leur donner un aspect contemporain, tandis que lui, en tant que responsable technique du projet, a veillé à la cohérence et au respect des proportions.

Tapis de Fleurs 2022 à Bruxelles

La construction du tapis sera réalisée de 9h à 13h, le 12 août. Et le même soir, à 22h00, le tapis sera officiellement inauguré, avec un spectacle son et lumière. Le public pourra donc venir le découvrir du 12 au 15 août; la Grand-Place sera librement accessible durant tout l'événement. De plus, ce tapis chatoyant pourra également être admiré du balcon de l’Hôtel de Ville, d'où l'on a une splendide vue panoramique (entrée : 7 € – gratuit pour les moins de 10 ans). Du 13 au 15 août, un spectacle son et lumière sera programmé, toutes les trente minutes de 21h à 23h.

Enfin, comme c'est la coutume depuis plusieurs années, une miniature de ce tapis pourrait être présentée sur le site de Mini-Europe.

www.flowercarpet.be

M.VD.

Photos : 1. Première édition du tapis de fleurs sur la Grand-Place de Bruxelles en 1971 / 2. Dessin du tapis 2022.

CURIOSA - Charles Quint, Dürer et le trésor des Aztèques
CURIOSA - Charles Quint, Dürer et le trésor des Aztèques

Le Palais du Coudenberg, à Bruxelles, propose – jusqu'au 2 octobre – l’exposition «CURIOSA - Charles Quint, Dürer et le trésor des Aztèques». Cette exposition offre une approche inédite en mettant en scène, au cœur des vestiges de l’ancien palais de Bruxelles, des contenus scientifiques et historiques, tout en y intégrant l’interprétation contemporaine de la notion de curiosa vue par Sabrina Montiel-Soto, artiste multidisciplinaire et cinéaste d’origine vénézuélienne. Elle s’inscrit dans le sillage d’une triple commémoration : le voyage de Dürer aux Pays-Bas, la conquête du Mexique et le sacre de Charles Quint comme Empereur du Saint Empire romain germanique à Aix-la-Chapelle.

Il y a près de 500 ans, le Palais du Coudenberg était le théâtre d’un évènement singulier. De passage à Bruxelles, Albrecht Dürer (1471-1528) – célèbre peintre et graveur de Nuremberg – y admira des objets aztèques, envoyés à Charles Quint par le conquistador Hernán Cortés. A l’époque, ces choses curieuses et étranges étaient désignées par le terme curiosa.

L’exposition contextualise le parcours de ces objets dépêchés depuis un ailleurs que l’on ne situait pas encore avec précision à l’époque. Elle rend compte de leur perception par les Occidentaux alors que ni leur usage ni leur valeur sacrée n’étaient pleinement compris. Aucune pièce de ce trésor n’a subsisté. L’exposition propose de suivre pas à pas trois itinéraires, celui de Charles Quint, de Dürer et celui du trésor, pour s’immerger progressivement au cœur d’une année déterminante à l’échelle de l’histoire européenne et mondiale, à un moment où les dimensions du monde et sa compréhension n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui. En écho au récit historique, les installations artistiques de Sabrina Montiel-Soto réinterprètent «l’étrange» et «l’ailleurs». Les curiosa que l’artiste propose, dans un registre contemporain, sont inspirées à la fois par l’univers de Dürer, par l’apparat de Charles Quint et par l’imaginaire des cultures préhispaniques. Subtiles combinaisons de toutes sortes d’artefacts, ces objets curieux invitent à la rêverie, à la réflexion et encore, à une mise en perspective des récits. Les créations de Sabrina Montiel-Soto proposent une confrontation d’images, d’univers, de matières et jouent sur les glissements de sens pour réveiller notre imaginaire. Aériennes et légères, ces installations habitent les lieux avec discrétion, mais toujours dans l’idée de créer un dialogue avec les textes et l’iconographie présentés dans chaque section.

Palais du Coudenberg : tél. 02 500 45 54 – www.coudenberg.brussels

J. REGINSTER

Photo : Work in progress – © Sabrina Montiel-Soto

Les Midis-Minimes 2022
Les Midis-Minimes 2022

Le Festival Midis-Minimes existe depuis 1986 et propose chaque été (en juillet et août), tous les midis – du lundi au vendredi –, des concerts évoquant l’histoire de la musique, du Moyen Age à nos jours. La 36e édition de ce rendez-vous des mélomanes a lieu du 1er juillet au 31 août, avec au programme des talents belges et internationaux, des ensembles prestigieux et des découvertes atypiques. Parmi les artistes confirmés à l’affiche, notons : Jos Van Immerseel (B), le claveciniste et pianiste Justin Taylor (F), les gambistes François Joubert-Caillet (F), Romina Lischka (AT) et l’Ensemble bruxellois Les Muffatti. Et du côté des jeunes talents : Brecht Valckenaers (piano), Maya Levy (violon), Nour Ayadi (piano), Ekaterina Babich (soprano), Stéphanie Huang (violoncelle), ainsi que les Trios Ernest et Cortenbach. En ouverture du festival, le 1er juillet, l’Ensemble orchestral de Bruxelles va interpréter le Triple concerto en do majeur, op. 56 de Ludwig van Beethoven.

Le Conservatoire de Bruxelles étant inaccessible en juillet pour cause de démontage de l’orgue, c’est l’Eglise Notre-Dame des Victoires, située rue des Sablons, qui accueille le festival en juillet, avant un retour au Conservatoire au mois d’août. A travers les grandes traditions du lied et de la musique baroque, mais aussi dans des explorations inédites du Moyen Age ou de l’univers de la chanson, cette nouvelle édition des Midis-Minimes met le chant à l’honneur, avec notamment la chanteuse lyrique Agathe Peyrat, ainsi que le Chœur de Chambre de Namur, dirigé par Thibaut Lenaerts, qui clôturera cet été musical.

www.midis-minimes.be

S.D.

BRAFA 2022
BRAFA 2022

La BRAFA, Brussels Art Fair, se teint du 19 au 26 juin 2022, à Brussels Expo, sur le Plateau du Heysel. Organisée par la Foire des Antiquaires de Belgique, cette 67e édition rassemble cent quinze galeries – dont dix-huit nouvelles –, provenant de quinze pays, qui y exposent leurs plus belles œuvres et objets précieux, tant dans le domaine de l'art ancien, moderne que contemporain. Côté belge, six nouveaux exposants sont présents : la Collection Gallery, Thomas Deprez Fine Art, Dei Bardi Art, Galerie Kraemer + Ars Belga, MDZ Gallery et la QG Gallery.

L'invité d’honneur est le plasticien belge Arne Quinze, dont l’art tout entier puise son inspiration dans les beautés de la nature. Chacune de ses créations est précédée d’une observation méticuleuse et admirative de son large jardin aux fleurs sauvages qui entoure son studio, situé au cœur du petit village de Laethem-Saint-Martin, reconnu comme le centre de l’Expressionisme flamand.

Dans le cadre de la BRAFA 2022, l'artiste expose des peintures de grand format dont un quadriptyque inspiré des «quatre saisons», une série d'œuvres sur papier, une sculpture monumentale, des installations spaciales, sonores et vidéo, ainsi que le dessin du tapis de cette édition 2022. Ses créations colorées apportent assurément une atmosphère joyeuse à l'événement.

J.R.

Photo : Arne Quinze / © Dave Bruel

Article mis en ligne en juin 2022

Toys Discovery Museum
Toys Discovery Museum

Un nouveau musée vient d'ouvrir à Tour & Taxis à Bruxelles. : le Toys Discovery Museum, qui aborde des thèmes de l'histoire, des sciences, de la culture, de la mode et où le jouet – particulièrement à partir des années 50 – est le fil conducteur. Un lieu de découverte pour les jeunes et un retour dans le passé pour les adultes !

Dans ce musée immersif, chacun peut découvrir et regarder – au rythme de ses envies – les objets, figurines, jouets qui remplissent les 135 vitrines d'exposition. Toys Discovery Museum est un musée pédagogique composé de 14 zones, 250 mètres d'étagères et de vitrines mettant en situation, dans une scénographie soignée, des récits de l'histoire et de l’homme, ainsi que des espaces renfermant des pièces uniques, pour les collectionneurs.

Les différentes sections forment un parcours amenant les visiteurs dans la jungle, dans des contrées lointaines des Amériques, dans les fonds marins du Pôle Nord, et même dans l'espace, au-delà du système solaire, en compagnie de robots pour un voyage intergalactique. Une aventure assurément fascinante...

S.D.

Toys Discovery Museum : Avenue du Port 86 C – 1000 Bruxelles.

Article mis en ligne en mai 2022

Une Grande Histoire de la Navigation à Tour & Taxis
Une Grande Histoire de la Navigation à Tour & Taxis

L'exposition itinérante retraçant l’histoire de la navigation – Une Grande Histoire de la Navigation –, présentée à Tour & Taxis à Bruxelles jusque fin septembre, regroupe, sur une superficie de plus de 1500 m², quelques 200 objets, près de 30 maquettes, des décors d'époque reconstitués et propose une visite immersive. De la pirogue monoxyle du Néolithique jusqu’aux porte-conteneurs et au cargo voilier de NEOLINE d’aujourd’hui, le visiteur est emmené sur les flots de l’Histoire pour un exceptionnel voyage... Une remontée dans le temps pour découvrir l'incroyable aventure de l’humanité que représente la conquête des espaces aquatiques.

A l'entrée, un globe terrestre rétroéclairé, de deux mètres de diamètre, et des vues satellite époustouflantes afin de prendre conscience de l’importance de l’eau sur notre planète. Le voyage dans le temps commence avec la partie consacrée au Néolithique et la reconstitution d’une pirogue monoxyle, taillée dans un seul tronc et longue de plus de trois mètres, replacée au cœur d’un village et entourée des outils utilisés par nos lointains ancêtres. Ensuite, découverte des bords du Nil pour y admirer le savoir-faire des marins égyptiens : poteries et fresques murales révèlent le savoir-faire de ces marins par l’intermédiaire d’une maquette et de la reconstitution de bateaux funéraires retrouvés dans quelques tombes célèbres. Ensuite, se dévoile la riche période de l’Antiquité présentant de nombreuses maquettes des bateaux illustrant les différentes civilisations qui se sont succédées ainsi que les dispositifs et les méthodes de construction des navires de l'époque.

Après, place au Moyen Age avec la présentation de documents tels la carte Pisane (13e siècle) et l’Atlas Catalan (14e siècle) mais aussi des facsimilés de quelques-uns des plus précieux ouvrages sur les connaissances maritimes de cette période. Au milieu des objets évoquant l’aventure viking, le visiteur peut également admirer une pièce maîtresse de l’exposition : une reproduction à l’échelle 1/1 de quatre mètres d'une tapisserie de Bayeux.

Dans la section des Temps Modernes, les nombreuses maquettes illustrent les évolutions dans le domaine nautique alors que les facsimilés d’ouvrages rarissimes montrent le quotidien des marins de l’époque, tels la reproduction du journal de bord de la circum navigation de Magellan ou encore un facsimilé du journal de bord du capitaine Cook, autour desquels de nombreux instruments de navigation sont exposés. La visite s’achève à l’époque contemporaine avec un regard à la fois critique et optimiste sur la navigation d’aujourd’hui. Après avoir découvert l’histoire des grands transatlantiques au travers de maquettes, de coupures de presse et d’affiches anciennes, le visiteur est invité à prendre conscience de l’importance du trafic maritime en 2022 – à l’aide d’une application projetant le nombre de bateaux naviguant en temps réel –, et de l’impact de ce trafic sur la faune marine.

M.VD.

www.expo-navigationbruxelles.be

Photo : Caravelle la Santa Maria de Christophe Colomb / © Mistral Maquettes
Maquette de la célèbre caravelle «Santa Maria» de Christophe Colomb qui, accompagnée de « a Niña» et «la Pinta», lui a permis de traverser l’Océan Atlantique et d’atteindre le Nouveau Monde en 1492.

Antoine de Saint Exupéry - Le Petit Prince parmi les Hommes
Antoine de Saint Exupéry - Le Petit Prince parmi les Hommes

L’exposition «Antoine de Saint Exupéry - Le Petit Prince parmi les Hommes» est présentée jusqu'au 6 novembre, à Brussels Expo au Heysel. Cette exposition exceptionnelle est consacrée à Antoine de Saint Exupéry (1900-1944) et à son œuvre la plus connue : Le Petit Prince. Elle propose une immersion grandiose dans l’univers poétique de l’auteur et de son célèbre personnage.

Cette exposition itinérante a été mise sur pied lors du 75e anniversaire de la parution de l’ouvrage en France. Oeuvre littéraire, aujourd’hui traduite en 457 langues et dialectes, et vendue à plus de onze millions d’exemplaires dans la seule langue française.

Cette exposition est proposée sur une superficie de 1500m², dans une mise en scène spectaculaire, sublimée par les sculptures flottantes d’Arnaud Nazare-Aga.

Son parcours emporte les visiteurs dans le monde merveilleux de l’auteur français aux multiples facettes : reporter, pionnier de l’aviation, écrivain combattant lors de la Seconde Guerre mondiale. La voix de Marie de Saint Exupéry, mère d’Antoine, accompagne le visiteur tout au long d'un parcours interactif construit en chassé-croisé.

Antoine de Saint Exupéry - Le Petit Prince parmi les Hommes

Présentée sur une superficie totale de 1500m², dans une mise en scène spectaculaire, l'exposition est sublimée par les sculptures flottantes d’Arnaud Nazare-Aga.

Grâce à un espace immersif grandiose et fabuleux, les visiteurs assistent à un jeu de cache-cache entre l’auteur et son célèbre personnage. Et ce, pour le plus grand bonheur des petits et des grands!

En fin de parcours, «L’atelier du Petit Prince» invite le public à prolonger l’immersion à travers des mises en situations philosophiques issues de la vie et de l’œuvre de l’écrivain.

Des objets personnels d’Antoine de Saint Exupéry sont exposés et le parcours est enrichi par un ensemble de projections et de montages audiovisuels, mais aussi de témoignages de l’écrivain, de sa famille et de ses amis.

M.VD.

www.expo-petitprince.com

Photos : 1. Baobab Dome – © Arnaud Nazare-Aga (©Tempora) / 2. Le monde du Petit Prince et de son créateur se rejoignent dans un espace immersif final grandiose – © Tempora

«Portrait of a Lady» à la Villa Empain
«Portrait of a Lady» à la Villa Empain

Conçue par Louma Salamé, directrice de la Fondation Boghossian, l'exposition «Portrait of a Lady» illustre la représentation de la femme, depuis la préhistoire jusqu’à aujourd’hui, ainsi que le parcours de quelques femmes d’exception. L'exposition fait dialoguer différentes cultures et civilisations d’Orient et d’Occident, en réunissant une sélection de pièces anciennes et contemporaines, des Vénus préhistoriques à Edgard Degas, Henri Matisse, Berthe Morisot et Cindy Sherman. «Portrait of a Lady» réunit au total quatre-vingt-cinq œuvres d’artistes majeurs autour de ce motif récurrent et de ses variations, et offre l’opportunité de découvrir une grande diversité d’œuvres et d’éclairer la complexité des pensées et pratiques artistiques autour de ce thème intemporel. L'exposition est visible à la Villa Empain jusqu'au 4 septembre 2022.

«Portrait of a Lady» à la Villa Empain

Avec son bar à l’américaine particulièrement en vogue dans les années 1930, son plafond de boiseries en manilkara du Venezuela et ses ferronneries travaillées dans le détail, le Café de la Villa Empain, décoré de velours et de marbres précieux, est actuellement le restaurant de Glen Ramaekers, qui y est aux commandes pour cinq mois. Un voyage gustatif et une belle expérience culinaire où une place de choix est réservée aux légumes. De fait, à l’exception d’un plat de viande et de quelques poissons, la quasi-totalité des propositions à la carte sont végétariennes. Julie de Block fournit les légumes frais et biologiques cultivés dans son potager d’un hectare près de Malines. Et la jeune chef pâtissier, Gill Walschap, se voit confier les mets sucrés.

L.B.

www.boghossianfoundation.be

Photos : 1. Voluptuous – Félix De Vigne – © Thibault De Schepper / 2. Café de la Villa Empain – © Picture by Lidwine.

Article mis en ligne en mars 2022

«Trésors sur verre» au Jardin botanique de Meise
«Trésors sur verre» au Jardin botanique de Meise

L'exposition «Trésors sur verre - Quand le Jardin bruxellait», présentée actuellement au Jardin botanique de Meise, met en lumière une partie de l' histoire du Jardin botanique, qui fête, en 2022, ses 225 ans d'existence.

Grâce à une sélection d’anciens négatifs sur verre, retouchés et imprimés avec grand soin, le visiteur peut découvrir le riche passé de ce Jardin botanique, depuis ses origines à Bruxelles jusqu'à son transfert au domaine de Meise.

Il y a quelques années, une collection d'environ 2.000 négatifs sur plaque de verre, oubliée depuis près d'un siècle, a refait surface. Elle offre un regard exceptionnel sur ce Jardin botanique et couvre la période allant de la fin du 19e siècle aux années 1930.

«Trésors sur verre» au Jardin botanique de Meise

Cette année, à l'occasion du 225e anniversaire du Jardin botanique, des œuvres imprimées peuvent être admirées au Château de Bouchout.

L'exposition «Trésors sur verre - Quand le Jardin bruxellait» donne un aperçu du riche et mouvementé passé bruxellois du Jardin botanique : de ses origines en tant que lieu de loisirs pour l'élite bruxelloise, en passant par le développement de la recherche botanique au 19ème siècle, jusqu'au déménagement vers le domaine de Meise. La beauté des photographies fait entrer dans un monde aujourd'hui disparu, mettant l’accent sur le travail des hommes, sur des visages et des gestes oubliés, et sur le défi permanent de faire coexister harmonieusement la science et la beauté.

L’exposition est à voir jusqu'au 13 novembre 2022. L'entrée est comprise dans le ticket d’entrée au Jardin botanique de Meise.

M.VD.

www.plantentuinmeise.be et www.jardinbotaniquemeise.be/tresors-sur-verre

Photos : Trésors sur verre / © Plantentuin Meise.

Article mis en ligne en mars 2022

Patrimoine !
Patrimoine !

La Fondation Roi Baudouin a sorti la nouvelle édition de sa brochure «Patrimoine & Culture», dans laquelle elle dresse le bilan de l'année écoulée et présente certains de ses projets ainsi que ses récentes acquisitions.

En 2004, Thomas Neirynck a fait don de près de 700 œuvres d'art à la Fondation Roi Baudouin. Cette collection offre une vision subjective de l'art abstrait de la seconde moitié du 20e siècle, en particulier de deux courants artistiques ayant permis aux artistes belges d'acquérir une renommée internationale : la Jeune Peinture Belge et CoBrA.

L'exposition «Du privé au public – Collection Thomas Neirynck, du sentiment à l'expression lyrique», consacrée à la collection Thomas Neirynck, initiée par le FeliXart Museum, à Drogenbos, est à voir jusqu'au 25 septembre 2022.

S.D.

FeliXart Museum : 6 rue Kuiken – 1620 Drogenbos – tél. 02 377 57 22

Article mis en ligne en mars 2022

Musée de la Mode d'Anvers
Musée de la Mode d'Anvers

«Mode 2.021 Anvers – Mode/Engagée» est l’ambitieux programme de réouverture lancé par le Musée de la Mode d’Anvers (MoMu), en collaboration avec la ville d’Anvers et visitflanders.

Du week-end d’ouverture, les 4 et 5 septembre 2021, jusqu’à fin janvier 2022, le MoMu va essaimer la culture de la mode dans toute la ville en enchaînant expositions fascinantes, projets en plein air, promenades à thème et animations diverses. Le fil conducteur de toutes ces activités : la transition à l’échelle globale et les changements significatifs que connaît le monde de la mode.

Le «2.0» de Mode 2.021 symbolise la réinitialisation générale dans le secteur, une remise en cause qui a été accélérée par la crise sanitaire du Covid. Le nom «Mode/Engagée» évoque un message multiple. La mode est un secteur industriel en mutation numérique, le styliste a un rôle prépondérant à jouer et le consommateur est, de plus en plus, sensible aux enjeux écologiques. Cette appelation souligne également que le style vestimentaire répond à des choix conscients et rappelle la position internationale de la cité scaldienne dans l’évolution de la mode, une ville qui attire tout autant les acteurs du secteur du monde entier que ceux qui remettent son mode de fonctionnement en question.

L'objectif est d’ouvrir le MoMu au grand public en le présentant comme un hub de la mode et un lieu de rencontre qui offre un panorama de la discipline aussi vaste que possible. Le musée a été rénové et sa réouverture sera naturellement le grand évènement du projet «Mode 2.021 Anvers – Mode/Engagée». Le MoMu a élaboré un programme de réouverture qui s’intéresse tout particulièrement aux grands changements d’aujourd’hui et de demain.

L.B.

MoMu : Nationalestraat 28 -– 2000 Antwerpen – tel. 03. 470 27 70 – www.momu.be

© Photo : Hanna Moon - Creative director : Isabella Burley, Stylist : Agata Belcen, Casting : Sarah Small, Make-up : Inge Grognard, Hair : Kiyoko Odo, Fashion : Botter, Model : Feran Mieso, Production : Thea Charlesworth

Article mis en ligne en août 2021

«Grotte aux manchots» à Pairi Daiza
«Grotte aux manchots» à Pairi Daiza

Tous les visiteurs du Parc Pairi Daiza peuvent désormais observer les manchots pour lesquels un territoire remarquable a été construit sur le site. Il s'agit d'un territoire de 850 m² adapté au comportement naturel de ces animaux, conçu dans un esprit de développement durable et doté de lumière naturelle, de revêtements de sols variés, d’un air assaini et d’un bassin d’eau salée.

Dans la «Grotte aux manchots», la température ambiante est maintenue à une moyenne de 4°C avec un maximum absolu de 7°C. Des recherches récentes ayant montré combien le spectre lumineux est fondamental pour le bien-être de ces animaux, l'enclos est doté d'une grande verrière de lumière naturelle de 100 m² qui ouvre le plafond de la grotte vers le ciel, juste au-dessus du territoire principal nommé «l’île». Les besoins en rayons UV sont donc fournis par la lumière naturelle, tandis qu’un complément de lumière est prodigué par un système d'éclairage artificiel, basé sur un mélange d’ampoules LED et halogènes.

D’une taille de 850 m², dont 300 m² réservés aux visiteurs, la «Grotte aux manchots» veille à la bonne condition physique de ses habitants et leur permet d’exprimer au mieux leurs comportements naturels. Leur habitat consiste en trois zones, établies sur deux niveaux : l'île (212 m², le bassin (350 m³) et la mezzanine (140 m²). La première est composée de plusieurs plateformes séparées par des espaces rocheux permettant un comportement territorial et une appropriation par les couples. Au sol, différents types de revêtements, tels que des galets naturels pour la construction de nids, des plages en galets stabilisés, des rochers pour permettre l'escalade et le positionnement en hauteur. Le bassin offre une profondeur variable de 3 m à 80 cm. Les manchots pouvant passer 75% de leur vie en mer, ce bassin a été construit suffisamment grand et long pour que les manchots puissent y déployer toute leur capacité de nage. Quant à la mezzanine – aussi appelée promenade des manchots –, elle contient l'aire de nourrissage où, après s'être nourris, les manchots continuent leur parcours le long de la mezzanine, passent devant les visiteurs pour, ensuite, redescendre via une rampe de glisse et rejoindre l’île qui abrite la olonie.

«Grotte aux manchots» à Pairi Daiza

Afin de permettre aux visiteurs de bien pouvoir observer les manchots, différents points de vue ont été aménagés : de plain-pied avec la colonie sur l’île, en vision subaquatique et en hauteur le long de la mezzanine, ou encore dans les quatre chambres qui proposent des expériences uniques au contact des manchots.

Actuellement, douze manchots papous – 5 mâles et 7 femelles âgés de 1 à 35 ans – résident dans la «Grotte aux manchots». Ils ont été confiés au Parc Pairi Daiza par l’Oceanografic Valencia (Espagne), le Zoo d’Anvers et le Zoo de Munich (Allemagne). Depuis leur arrivée en février 2021, ils forment une colonie bien soudée.

Les manchots papous sont des oiseaux vivant en Antarctique. A ce stade, ils sont classés en «préoccupation mineure» sur la liste rouge des espèces en danger dans la nature de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Plusieurs menaces pèsent toutefois sur l’espèce dans son milieu naturel : surpêche, capture accidentelle dans les filets de pêche, pollution générée par les exploitations pétrolières, ingestion de particules plastiques, réchauffement climatique qui fait fondre la banquise où ils doivent trouver des partenaires, s’accoupler et élever leurs petits. Pour protéger le manchot papou à long terme, Pairi Daiza participe à un programme européen coordonné par l’Association européenne des Zoos et Aquariums.

C.F.

www.pairidaiza.eu

Photos : © Pairi Daiza / 1. île aux manchots et 2. bassin de la grotte aux manchots.

Article mis en ligne en juillet 2021

Exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre»
Exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre»

Les Musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles conservent une belle collection de vitraux, constituée de plus de 350 œuvres datant du 13e au 20e siècle. Grâce au projet de recherche interdisciplinaire «Fenestra - 800 ans d’histoire du fenestrage» - qui, démarré en 2017 et coordonné par le département de physique appliquée et de photonique de la Vrije Universiteit Brussel, réunit les Musées royaux d'Art et d'Histoire, l’Institut royal du Patrimoine artistique, avec la collaboration du University College London et l’Institut de Recherche sur les Archéomatériaux d’Orléans -, cet ensemble qui constitue une ressource importante pour l’étude du «verre plat» dans les anciens Pays-Bas, est maintenant analysé, conservé dans de bonnes conditions, valorisé et en partie exposé.

Longtemps «oubliée», la collection des Musées royaux d'Art et d'Histoire est une véritable référence dans le domaine du vitrail en Belgique. Les 350 œuvres sont désormais consultables dans le catalogue en ligne du musée (Carmentis projet Fenestra).

Exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre»

Depuis le 2 juillet 2021, une sélection de médaillons issus de cette collection est exposée au Musée Art & Histoire. Ces petits panneaux de verre incolore sont généralement circulaires, d’où le nom de «médaillon» ou «rondel», et sont rehaussés d’un décor peint. Les rondels exposés datent des 16e et 17e siècles, période pendant laquelle les arts verriers des Pays-Bas et de la principauté de Liège étaient en plein essor.

L’exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre» retrace, dans un premier temps, l’évolution technologique et artistique du verre peint. La seconde partie de l’exposition s’attache aux thèmes représentés sur les rondels. Ceux-ci sont souvent peints de scènes religieuses - illustrant les saints patrons ou les scènes bibliques -, ou encore de représentations profanes répondant aux goûts nouveaux de la clientèle aisée qui se développait à l’époque. Les rondels forment parfois des séries, illustrant différents épisodes d’un même récit. Ils sont souvent inspirés de copies de tableaux de peintres réputés. L’essor de la gravure et l’invention de l’imprimerie ont permis, par la suite, aux peintres-verriers d’avoir accès à de nouveaux modèles.

Enfin, l’exposition aborde la question des centres de production. Si, au cours des 16e et 17e siècles, la production de rondels devint une industrie florissante aux Pays-Bas, leur attribution à l’un ou l’autre atelier, est souvent difficile. Pour distinguer le travail des peintres-verriers actifs à Anvers, Bruges, Gand, Malines, Bruxelles, Louvain, Liège où d'ailleurs, il faut se baser sur l’iconographie, la technique utilisée et le style, ou encore la provenance des pièces.

C.F.

www.kmkg-mrah.be

Photos : © KIK-IRPA, Brussels / 1. Panneau incluant un rondel – Ancien Hôpital Sainte Elisabeth de Lierre, milieu du 16e siècle, et 2. Médaillon «Scène de l’histoire du fils prodigue» attribué à Dirk Vellert – Anvers, 1530-1545.

Article mis en ligne en juillet 2021

Nouveaux manuscrits exposés au KBR museum
Nouveaux manuscrits exposés au KBR museum

Inauguré en septembre 2020, le KBR museum a pour mission de valoriser un trésor national caché depuis 600 ans : la Librairie des Ducs de Bourgogne et ses superbes manuscrits du XVe siècle. Tous les six mois, le musée expose une nouvelle sélection d’ouvrages provenant de cette collection exceptionnelle. De fait, les manuscrits du KBR museum sont trop fragiles pour être exposés en permanence. Aussi, après six mois passés en vitrines, les folios doivent être protégés de la lumière durant six ans. Selon les normes internationalement reconnues, l’exposition d’un parchemin ne peut dépasser 12.500 heures/lux par an.

Depuis le 11 mai dernier, une nouvelle sélection de manuscrits et de miniatures provenant de la Librairie des Ducs de Bourgogne y est exposée.

La nouvelle sélection présente des documents uniques ainsi que des miniatures provenant du Recueil des histoires de Troie ou du Livre des faits d’armes et de chevalerie, ainsi que le second volume des Chroniques de Hainaut. Au total, 77 nouveaux manuscrits sont à découvrir.

Toutefois, les manuscrits qui ont été exposés précédemment restent accessibles en ligne via Belgica, la bibliothèque numérique de KBR (https://belgica.kbr.be). Il est d’ailleurs possible de feuilleter la quasi-totalité des manuscrits de la Librairie des Ducs de Bourgogne sur le site www.kbr.be. L’application permet même d’agrandir les miniatures dans leurs moindres détails.

S.D.

KBR museum : Mont des Arts 28 – 1000 Bruxelles – www.kbr.be

Photo : Jacques de Guise, Chroniques de Hainaut, vol. II. Traduction de Jean Wauquelin – Pays-Bas méridionaux (Mons et Bruges), seconde moitié du XVe siècle. Le roi Radbod emporté par les démons

Article mis en ligne en mai 2021

Réouverture de la Porte de Hal
Réouverture de la Porte de Hal

Dès le 1er septembre, la Porte de Hal – Boulevard du Midi à Bruxelles – rouvre ses portes au public, qui pourra à nouveau y venir découvrir l’histoire médiévale de la ville de Bruxelles et le siècle du peintre Peter Bruegel en toute sécurité. En effet, il a accès aux collections permanentes ainsi qu'à l’exposition temporaire «Back to Bruegel», en parcourant toute la Porte de Hal jusqu’à l’incroyable panorama sur Bruxelles depuis le chemin de ronde, en passant par des escaliers médiévaux habituellement inaccessibles au public.

Réouverture de la Porte de Hal

Pour réaliser un parcours respectant la distanciation sociale et permettant de visiter l’intégralité du bâtiment et de l’exposition, les visiteurs sont invités à emprunter un «passage secret» par les escaliers médiévaux d’origine. Ces derniers ont été cachés au public depuis les grandes transformations de la Porte de Hal réalisées au 19e siècle – par l’architecte Henry Beyaert – et la création du magnifique escalier de style néo-gothique reliant tous les étages du bâtiment.

L’exposition «Back to Bruegel» plonge les visiteurs dans la vie au 16e siècle grâce à des casques de réalité virtuelle et les longues-vues virtuelles, présentes sur le chemin de ronde, permettant de contempler un impressionnant panorama de Bruxelles et de la campagne alentour, sont désormais équipées de produits désinfectants.

M.VD.

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Article mis en ligne en août 2020

100 trésors des musées bruxellois
100 trésors des musées bruxellois

Les musées bruxellois regorgent de pièces uniques et la richesse des collections permanentes des musées de la capitale est exceptionnelle. Quelques pièces extraordinaires ont été rassemblées dans un livre intitulé « 100 trésors des musées bruxellois »; un ouvrage paru aux Editions Racine - Lannoo et réalisé en collaboration avec le Conseil Bruxellois des Musées.

Qu’il s’agisse d’oeuvres de Magritte, Panamarenko ou Brueghel, des iguanodons de Bernissart, d’un fétiche à clous congolais ou de hochets précieux, les cent trésors présentés dans ce livre appartiennent aux collections permanentes de 41 musées bruxellois. Ils ont été sélectionnés en fonction de leur portée historique, leur état de conservation, leur unicité et leur rareté. Pour chacune des pièces, les auteurs livrent une description, une remise en contexte et une anecdote.

Cette publication, disponible en français, en néerlandais et en anglais, est vendue en librairie ainsi que sur les sites : www.brusselsmuseums.be et www.racine.be

C.F.