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Tourisme

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Fabuleux joyau en Terre provençale
Fabuleux joyau en Terre provençale

Connaissez-vous la petite ville française de Carpentras (31.500 habitants) ? Située à une vingtaine de kilomètres d'Avignon, dans le Département du Vaucluse, elle recèle, en son centre, un gigantesque monument récemment rénové : l'Hôtel-Dieu – bâtiment du 18e siècle classé Monument Historique – qui abrite désormais L’Inguimbertine, une bibliothèque-musée dont la conception est totalement inédite. Ce n’est ni une simple bibliothèque, ni un simple musée, mais les deux en un seul espace – formule novatrice pour attirer un public qui n’entre pas spontanément dans les musées.

Les récents aménagements sont, en effet, pensés de façon à proposer des savoirs multiples à toutes les générations, afin de décloisonner les publics. La Bibliothèque-Musée Inguimbertine répond ainsi aux missions d’accès et de promotion de la lecture et de la culture, en mettant à disposition du regard des œuvres muséales, mais aussi des documents variés, pouvant être empruntés par les adhérents.

L’origine de cette hybridation remonte à Dom Malachie d’Inguimbert (1683-1757), qui créa, au milieu du 18e siècle, des collections sur toutes les disciplines du savoir, en considérant que la transmission du savoir passait par l’écrit et par l’image. Evêque de Carpentras, ce prélat ouvrit au public, en 1745, sa bibliothèque-musée qu’il légua à la ville, faisant de cette institution un des plus anciens établissements publics culturels en France, aujourd’hui. Il fonda parallèlement, en 1750, l’Hôtel-Dieu – institution charitable hospitalière pour les malades nécessiteux – qui est, par sa taille (10.000 m²), le second bâtiment classé du Vaucluse après le Palais des Papes d’Avignon.

À la suite de Monseigneur d’Inguimbert, de nombreux donateurs l’imitèrent, avec ce souci permanent de l’apprentissage par la lecture, la vue et l’ouïe. La bibliothèque fut classée, en 1897, en raison de la qualité exceptionnelle de ses fonds. Elle figure parmi les cinquante-quatre plus riches bibliothèques municipales classées. La collection muséale a reçu l’appellation « Musée de France ».

Pour cette réhabilitation-extension de l'Hôtel-Dieu, les savoirs ont été croisés : « donner à lire » dans le musée et « donner à voir » dans la bibliothèque, grâce à une mise en valeur conjointe des fonds patrimoniaux et des collections muséographiques.

Sont ainsi proposés dans cette institution atypique et unique dans le paysage culturel français :

un service de lecture publique (bibliothèque multimédia gratuite), dans l’ancienne salle des malades, offrant près de 100.000 documents, des ressources numériques (livres, presse, cinéma, documentaires, musiques, spectacles, jeux …), des jeux vidéo, une station de MAO (Musiques assistées par ordinateur) pour pratiquer la musique librement, un espace informatique, des places de travail dans un environnement décoré d’œuvres d'art (tableaux d’artistes provençaux en haut ou à côté des consoles de jeu, statuettes à proximité des livres) et d’objets ethnographiques, archéologiques et scientifiques (entre autres, rare globe terrestre, de 1622, de Willem Blaeu, célèbre imprimeur cartographe d’Amsterdam, trônant au milieu des BD) ; • un service de consultation des fonds anciens ; • une exposition permanente présentant les chefs-d’œuvre du fonds bibliographique et de la collection muséale ; elle se décompose en trois sections :

La galerie historique

Fabuleux joyau en Terre provençale

Le territoire du Comtat Venaissin – petit État pontifical pendant plus de 500 ans (de 1274 à 1791), ayant pour capitale Carpentras, – est présenté au travers d’objets archéologiques, historiques, ethnographiques et artistiques. Soulignons le rôle très important de la communauté judéo-comtadine pour Carpentras avec, toujours présente dans le centre-ville, la plus ancienne synagogue de France en activité.

La galerie des cabinets d’étude

Fabuleux joyau en Terre provençale

C’est le coeur de l'exposition permanente. Le visiteur est immergé dans ces cabinets d'études des 18e et 19e siècles, dans un univers de livres, de tableaux, d’antiques et d’autres curiosités. Les chefs-d’œuvre du patrimoine écrit y seront exposés par rotation. Parmi les œuvres les plus exceptionnelles, soulignons la présence de la stèle funéraire égypto-araméenne en l’honneur de Taba (Memphis en Egypte, 5e-3e siècle avant J.-C.). Des dispositifs interactifs permettent de feuilleter virtuellement ces fonds.

La galerie des Beaux-Arts

Fabuleux joyau en Terre provençale

Les acquisitions, réalisées après le décès de Monseigneur d'Inguimbert, témoignent de l'art présent dans les églises et demeures privées du Comtat venaissin. Les artistes originaires du territoire et les œuvres rapportées de leurs voyages autour du monde sont exposées ;

• une salle d’exposition temporaire ; • des espaces de médiation (ateliers, conférences, projection, spectacles) ; • la valorisation des espaces remarquables de l’Hôtel-Dieu (l’escalier monumental – chef-d’œuvre de l'architecture du 18e siècle –, le hall des donatifs – petits tableaux peints en hommage aux bienfaiteurs de l’Hôtel-Dieu –, la chapelle, la pharmacie, la salle du conseil) ; • une cafétéria, dans l’ancien réfectoire du couvent des sœurs infirmières ; • une boutique-librairie permettant de valoriser les collections de l’Inguimbertine.

Institution d’un modèle unique, fidèle à l’esprit humaniste de Monseigneur d’Inguimbert, la Bibliothèque-musée publique municipale Inguimbertine, à l’Hôtel-Dieu, propose tous les types de supports de connaissances, dans un cadre historique réaménagé de manière moderne. Elle offre ainsi au public le plus large des services adaptés aux usages du 21e siècle.

L’Inguimbertine à l’Hôtel-Dieu : 80 place Aristide Briand, 84200 Carpentras (France) – inguimbertine.carpentras.fr

Bibliothèque-musée: d'avril à octobre, de 10 à 18h ; de novembre à mars, de 14 à 18h. Fermeture le lundi et en janvier

Bibliothèque multimédia: de 12 à 18h, du mardi au vendredi ; de 14 à 18h, le samedi ; de 9 à 12h, le dimanche. Fermeture le lundi et les jours fériés

Josiane REGINSTER

Photos : © Ville de Carpentras – 1. Façade Hôtel-Dieu : Inguimbertine / 2. Bibliothèque multimédia / 3. Cabinet d’étude / 4. Galerie des Beaux-Arts.

Article mis en ligne en juin 2024

Regards culturels sur Besançon
Regards culturels sur Besançon

Ecrin de verdure enserré d’une rivière, au cœur de sept collines, cette ville nature, entourée de forêts, est également une ville de culture et d’innovation.

La bien nommée «capitale du Temps» présente, jusqu’au 30 juin, au Musée du Temps, l’exposition «Lip.ologie». En 1973, près de 10 millions de Français(e)s arboraient une montre Lip au poignet. Pour mieux comprendre et expliquer les succès et péripéties de l’entreprise qui a façonné l’histoire nationale, Lip se dévoile en chiffres, dates, montres et combats. Les collections, patiemment rassemblées, témoignent de la trajectoire à part d’une marque devenue mythique. Les 22 et 23 juin, les arcades et la cour pavée du Palais Granvelle résonneront du tic-tac des garde-temps. Cette année, «Les 24h du Temps» célèbrera sa dixième édition. Marques de prestige, horlogers, artisans d’art, passionnés de rouages et curieux se donneront rendez-vous lors de ce week-end, dont la programmation s’annonce exceptionnelle. L’exposition «Made in Germany» se déroule, jusqu’au 23 septembre, au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon. Plus de 200 peintures germaniques des collections françaises de mains de maîtres ou d’anonymes, sont présentées selon des axes reflétant les spécificités culturelles et historiques de chaque lieu. L’exposition «Dessine-moi ta planète» se tient, jusqu’au 3 novembre, sur l’ensemble du site de la Citadelle. Conçue en partenariat avec la Maison Deyrolle, cette exposition propose un voyage ludique et écologique à travers l’univers de l’œuvre de Saint-Exupéry : «Le Petit Prince». Entre inattendu et imaginaire, les dix étapes de l’exposition explorent les liens entre l’homme et le vivant. «Dans la peau d’un horloger» permet de vivre une expérience hors du commun : assembler soi-même une montre, sous l’œil d’un maître horloger. Cette session – où précision et concentration sont requises afin de percer les secrets d’une montre mécanique ou d’une montre à quartz – se décline en une, deux ou trois heures, et offre la possibilité de repartir avec la montre assemblée par ses soins.

Photo : Besançon – Vue depuis la citadelle / © CRT Franche Comté

Article mis en ligne en mai 2024

Bordeaux 2024, plus que jamais en mouvement
Bordeaux 2024, plus que jamais en mouvement

Entre terres et océan, la ville de Bordeaux est bercée d’influences et dévoile un art de vivre reflétant toute l’authenticité du Sud-Ouest, dans la convivialité et la simplicité. Passion histoire, passion beaux-arts, passion art contemporain, avec une programmation éclectique et dense tout au long de l’année, l’offre culturelle des musées de Bordeaux satisfait toutes les curiosités. Plus que jamais, la métropole a dynamisé son offre hôtelière. Des hôtels de luxe, au cœur de la ville et des alentours, jouent la carte du bien-être avec des spas, connus dans le monde entier. Des hôtels de charme, des chambres d’hôtes ou des appartements meublés complètent l’offre. La Gironde est le plus grand département viticole de France, et ses crus font rêver les amateurs du monde entier.

Du 27 au 30 juin prochain, se tiendra l’événement oenotouristique incontournable : «Bordeaux Fête le Vin». Les quais de la Garonne se transformeront en villages des appellations, où les viticulteurs et négociants de la région et le grand public se rencontreront autour des dégustations de vins de Bordeaux et de la Nouvelle-Aquitaine, d’animations ludiques et culturelles, et d’une offre de restauration locale.

Symboles de rêveries, de voyages, et d’anecdotes, les voiliers témoigneront de la longue histoire viticole de la région. Quatre navires historiques et traditionnels seront accostés sur les quais pendant la Fête : le Belem, le Français, le Morgenster, ainsi que le Mutin, bateau de la Marine nationale. Une édition 2024 qui s’annonce comme un grand millésime !

Photo : Bordeaux fête le vin / © Vincent Bengold

Article mis en ligne en mai 2024

Peindre la nature
Paysages impressionnistes du Musée d’Orsay

En France, le ministère de la Culture et le Musée d'Orsay fêtent, en 2024, les 150 ans de l’impressionnisme. En parallèle à l'exposition «Paris 1874. Inventer l’impressionnisme» qui se tient à Paris, quelque 180 œuvres prêtées exceptionnellement par le Musée d’Orsay sont à découvrir dans 34 musées de France. Parmi les musées bénéficiant ainsi de la générosité d’Orsay – référence mondiale de la peinture impressionniste et postimpressionniste – cinq grands musées de la Région Hauts-de-France s’unissent autour d’une saison commune désignée «Printemps impressionniste», à découvrir au Musée de Picardie d’Amiens, au Musée de la Chartreuse de Douai, au Palais des Beaux-Arts de Lille, au MUba de Tourcoing et à La Piscine de Roubaix.

A Tourcoing, le MUba Eugène Leroy accueille, jusqu’au 24 juin 2024, l’événement majeur de l’opération nationale des «150 ans de l’impressionnisme» grâce au prêt exceptionnel de 58 chefs-d’œuvre des collections du Musée d’Orsay, signés Monet, Sisley, Renoir, Pissarro, Cézanne ou Gauguin.

Peindre la nature<br/>Paysages impressionnistes du Musée d’Orsay

Les vues des bords de Seine ou de campagne sont autant d’occasions d’observer les vibrations de la lumière et les miroitements de l’eau, au gré des heures et des saisons. L’exposition explore ainsi cette révolution picturale à travers le thème du paysage et le lien qui unit les artistes à la nature dans la 2e moitié du 19e siècle. Le parcours est organisé en cinq sections. Dans une première salle, le développement de la peinture de plein air est présenté par des œuvres de Daubigny, Huet, Jongkind ou Boudin et les premiers paysages de Monet en Normandie et Bazille en forêt de Fontainebleau. Une deuxième section de l’exposition explore les «motifs» de prédilection des impressionnistes – Monet, Sisley, Pissarro, Renoir – pendant les années 1870, comme les bords de Seine et son activité fluviale, les campagnes d’Île-de-France, les jardins et la villégiature. La troisième section montre comment, à partir des années 1880, les impressionnistes, et particulièrement Monet, se concentrent progressivement sur des paysages «purs» et sur des effets atmosphériques et lumineux toujours plus complexes. La quatrième section de l’exposition aborde l’évolution de l’art du paysage après l’impressionnisme, de Seurat à Mondrian en passant par Redon, Gauguin ou Bonnard. A partir des audaces de touches et de couleurs de leurs aînés impressionnistes, ces artistes explorent d’autres territoires. Enfin, en forme d’épilogue, la réunion d’un chef-d’œuvre tardif de Monet et d’une peinture d’Eugène Leroy – artiste tutélaire du musée de Tourcoing depuis la donation de plus de 400 oeuvres en 2009 – interroge la postérité du maître de Giverny au 20e siècle.

Dans un autre espace du musée, la visite se poursuit par la découverte d’une sélection d’œuvres des collections du MUba Eugène Leroy des 20e et 21e siècles, en écho aux thèmes de l’exposition (paysage, vibration lumineuse, expérimentation colorée, etc.).

Un catalogue d’exposition richement illustré, une application numérique, des parcours-jeux pour les enfants, complétés par une large offre de visites guidées et d’ateliers de pratique pour petits et grands accompagnent les visiteurs dans la découverte des paysages impressionnistes.

MUba Eugène Leroy : tél. +33 (0)3 20 28 91 60 – www.muba-tourcoing.fr

J. REGINSTER

Photo : Camille Pissarro (1830-1903) – Printemps. Pruniers en fleurs, 1877 – Huile sur toile H. 65,5 cm et L. 81,0 cm – Paris, Musée d’Orsay, Legs Gustave Caillebotte, 1894 – © photo : Musée d’Orsay, dist. RMN Grand Palais / Patrice Schmidt.

Article mis en ligne en mai 2024

Le Monde fabuleux de Nicolas Eekman
Le Monde fabuleux de Nicolas Eekman

Le Musée départemental de Flandre ne cesse d’œuvrer à la redécouverte des peintres flamands oubliés. Alors que jusqu’à présent la part belle avait été donnée aux peintres du 17e siècle, cette année, c’est au début du 20e siècle que le musée s’attelle. La nouvelle exposition « Le Monde fabuleux de Nicolas Eekman » est née de deux donations réalisées par la fille de l’artiste, Luce Eekman, afin de mettre en valeur l’oeuvre de son père.

Nicolas Eekman (1889-1973) tissa tout au long de sa vie des liens avec les maîtres de la peinture flamande qui le précédèrent. D’abord, il utilisa la même technique que les primitifs flamands: le panneau de bois, préparé avec soin, sur lequel il appliquait la peinture à l’huile sous forme de glacis. Ensuite, il réinterpréta l’univers truculent de Hieronymus Jérôme Bosch (vers 1450-1516) et Pieter Bruegel l’Ancien (1526/1530-1569), dans une peinture fantastique où il réutilisait leurs motifs ou leurs compositions, pour créer son propre univers onirique.

Cette rétrospective consacrée au peintre Nicolas Eekman permet d’admirer – jusqu’au 8 septembre 2024 – plus de quatre-vingts œuvres de cet artiste injustement oublié par le 20e siècle. Ami des artistes d’avant-garde, tels que Piet Mondrian ou Max Ernst, Nicolas Eekman avait pourtant choisi une autre voie, aux antipodes de l’abstraction, celle du réalisme et du figuratif.

Né à Bruxelles de parents hollandais, Nicolas Eekman partit, en 1914, à Nuenen aux Pays-Bas pour retrouver ses racines, mais aussi pour éviter la guerre. Il séjourna chez son ami pacifiste, le pasteur Bart de Ligt, qui occupait le presbytère où vécut, trente ans auparavant, Vincent van Gogh. La première partie de l’œuvre de Eekman est pétrie de l’art de cet artiste de génie, de ces paysages du Brabant et de ces hommes qui les arpentaient le dos courbé. En 1921, il quitta la Hollande pour Paris où il délaissa un temps les sujets inspirés de la campagne brabançonne pour s’essayer à différents styles. Des expériences expressionnistes aux tentatives cubistes, Nicolas Eekman prit, après la Seconde Guerre mondiale, un chemin très personnel, en dehors des sentiers artistiques de l’époque.

Le carnaval, les masques et les costumes firent partie intégrante de la vie de Nicolas Eekman qui se plaisait à se déguiser. Il fut également influencé par le peintre d’Ostende, James Ensor (1860-1949). Comme Eekman, Ensor ne se reconnaissait dans aucun courant de son époque, expérimentant tout au long de sa vie différents styles.

Eekman maîtrisait à la perfection l’art du portrait. Il réservait la technique de la mine de plomb pour ses amis intimes et, à la manière des maîtres de la Renaissance, il les représentait en buste de trois-quarts.

À partir de 1933, Nicolas Eekman entama une carrière d’illustrateur et mit ses talents de dessinateur et de graveur au service de la littérature classique, mais aussi d’ouvrages pour la jeunesse. En 1947, il illustra de vingt gravures à la pointe sèche "La Légende d’Uylenspiegel" de Charles de Coster, écrivain belge.

Musée départemental de Flandre : tél. +33 (0)3 59 73 45 60 – museedeflandre.fr

J. REGINSTER

Photo : Nicolas Eekman (1889-1973) – Cavalcade, 1965 – Huile sur toile marouflée sur bois. Paris – Collection particulière. © Cédric Arnould.

Article mis en ligne en avril 2024

Besançon, ville de culture et de nature
Besançon, ville de culture et de nature

Située dans un environnement chargé d’histoire et de vie, Besançon est une ville riche en émotions. Protégé par un méandre de la rivière du Doubs et dominé par une colline où se trouve la citadelle de Vauban, le site de Besançon présente un remarquable caractère défensif. Appartenant au réseau national des Villes et Pays d’Art et d’Histoire, en France, Besançon séduit par le charme de son patrimoine. Le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie abrite la plus ancienne collection publique française. Du 4 mai au 23 septembre 2024, le musée présente «Made in Germany» : une exposition ambitieuse dédiée aux peintures germaniques de la Renaissance, issues des collections publiques françaises. L’exposition du musée de Besançon présente 70 œuvres de la Renaissance germanique. Ce corpus met en valeur l’ensemble exceptionnel de peintures de Lucas Cranach (1472-1553), léguées par Jean Gigoux (1806-1894), qui constituent des chefs-d’œuvre des collections bisontines. Le parcours laisse une large place à des prêts d’institutions partenaires. L’exposition s’articule en quatre sections et un épilogue : Le portrait, vitrine de la société ; Tradition médiévale ou tendance Renaissance? ; La griffe Cranach ; Albrecht Dürer, l’icône du temps. Le parcours se termine par un épilogue : Le Livre de prières de l’empereur Maximilien Ier.

Le circuit habituel de l’exposition – avec ses textes de section et ses cartels développés – sera enrichi par un parcours de visite dédié au public familial : avec une vingtaine de cartels adaptés au jeune public. De même, des visites et des ateliers seront programmés pour les publics porteurs de handicap. Plusieurs temps forts rythmeront l’exposition : des conférences, un concert…

C.F.

www.mbaa.besancon.fr

Photo : Maître MR (Michael Ribestein ?) – L’enlèvement d’Hélène, 1530-1531– Huile sur bois – Nancy, musée des Beaux-Arts, © Photo G. Mangin.

Article mis en ligne en avril 2024

Singapore Airlines de retour en Belgique
Singapore Airlines de retour en Belgique

Membre de Star Alliance, Singapore Airlines est l’une des plus grandes compagnies aériennes au monde. Elle vole vers plus de 60 destinations sur tous les continents et a la réputation d’être une compagnie offrant un service à bord inégalé.

Après une absence de plus de 20 ans, Singapore Airlines (SIA) rétablit la connexion entre la capitale de l’Europe et la métropole asiatique. Le vol inaugural a décollé le 6 avril dernier de Brussels Airport à destination de l’aéroport de Singapour Changi. L’ajout de Bruxelles porte ainsi le nombre de portes d’entrée en Europe, dans le réseau de SIA, à 13. Singapore Airlines assure quatre vols hebdomadaires entre l’aéroport de Bruxelles et Singapour. Ces vols sont opérés avec la variante long-courrier de l’Airbus A350-900 – un des avions les plus écoénergétiques et silencieux de sa catégorie. Avec 253 sièges répartis en trois classes de cabine – dont 42 sièges en classe affaires, 24 en classe économique Premium et 187 en classe économique – les passagers profitent d’un maximum de confort et d’espace dans les différentes catégories. Les passagers voyageant depuis l’Europe ont une possibilité supplémentaire de relier Singapour, ainsi que l’ensemble de la région Asie-Pacifique, grâce à son hub de l’aéroport de Changi.

C.F.

www.singaporeair.com

Article mis en ligne en avril 2024

Perpignan : ville d’art et d’histoire
Perpignan : ville d’art et d’histoire

Tout au sud de la France, au cœur du triangle formé par Barcelone, Toulouse et Montpellier, Perpignan – née du ciel, de la mer et des Pyrénées – est la dernière étape avant l’Espagne. La ville occupe une place stratégique sur l’arc méditerranéen et est riche d’une architecture puisant ses marques, autant dans le Moyen-Age que dans l’Art Déco. Contemporains ou plus traditionnels, les musées rendent hommage à l’art sous toutes ses formes. Le 15 mai, Perpignan accueillera la flamme olympique. Le 23 juin, une flamme descendra du Canigou, la montagne sacrée de tous les catalans, pour allumer des feux dans tous les villages du département. Au fil d’une grande chaîne de solidarité qui la transportera pendant des kilomètres, elle arrivera à Perpignan, portée par le Spiridon catalan. Visa pour l’Image, le Festival international de photojournalisme se déroulera du 31 août au 15 septembre. Depuis 36 ans, les plus grands photographes de la planète convergent vers Perpignan pour exposer leurs plus beaux clichés, assister à des projections et conférences, et témoigner de la marche du monde. Perpignan est une ville profondément attachée à la nature. Partout, parcs et jardins forment des îlots de verdure. A deux pas de la Basse, la rivière qui traverse le centre-ville, les vignes s’alignent à perte de vue. Rouge, blanc, rosé, mais aussi vins doux naturels font la fierté et la richesse ce cette région viticole la plus méridionale de France.

C.F.

Article mis en ligne en avril 2024

Respirer la montagne française

De grands espaces, des territoires préservés, authentiques… La montagne française offre un été chatoyant et multiforme. Les stations et villages de montagne s’engagent toujours plus, en proposant des nouveautés qui enthousiasmeront les touristes en quête de dépaysement et de parenthèses enchantées durant leurs vacances estivales.

Courchevel

Respirer la montagne française

Prestigieuse station de renommée internationale, elle cultive l’art de vivre sous toutes ses formes, qu’elle soit sportive, relaxante ou gastronomique. Elle détient la plus importante concentration d’hébergements de luxe des Alpes. En été, les montagnes se métamorphosent et Courchevel offre un tout autre visage. Le manteau de neige a laissé la place à des champs de fleurs. Dans ce cadre privilégié, l’on pourra partir à la découverte des marmottes et des bouquetins. Les activités estivales sont multiples que ce soit sur terre, sur l’eau ou dans les airs. Parmi les nombreux événements se déroulant, cet été, à Courchevel : Le Sentier des Contemplations, cinq thèmes pour lâcher prise. Ce nouveau sentier propose un cheminement intérieur pour avancer dans la détente et la déconnexion totale. Situé au bord du lac du Praz et son apaisant miroir aquatique, le Sentier des Contemplations peut être parcouru en autonomie, ou accompagné d’un professionnel du bien-être. S’adressant à tous, les exercices essentiels au ressourcement et à la contemplation sont indiqués sur des panneaux explicatifs qui guident les visiteurs. La Fête des Bucherons se tiendra, à Courchevel La Tania, le 14 juillet. Tout l’art de scier, couper, hacher est mis en avant lors de cette journée festive où les bûcherons s’affronteront sur des épreuves de force et de vitesse. La Fête de la Madelon – la plus emblématique des fêtes de village – se déroulera les 20 et 21 juillet au cœur du village de Courchevel Le Praz. De quoi revivre, le temps d’un week-end, les coutumes et traditions du siècle dernier. Depuis dix ans, la station fait la part belle aux comédiens lors du Festival de théâtre amateur. Les trois coups auront lieu à Courchevel La Tania du 21 au 26 juillet. Symphonie Lumière, un spectacle sons et lumières, où la musique et les effets graphiques de l’ambiance lumineuse se marient à la perfection, offrant un moment féerique, d’émotions intenses, se déroulera le 31 juillet au cœur de l’amphithéâtre naturel des sommets de Courchevel. A Courchevel Le Praz, tous les étés depuis plus de 30 ans, a lieu la Coupe du monde de saut à skis. Plus d’une centaine d’athlètes, issus d’une quinzaine de nations, s’élanceront sur le tremplin de 120 mètres, les 13 et 14 août. Le VTT sous toutes ses formes sera à l’honneur lors du The Cycling Event du 16 au 18 août. Dans le cadre de l’hôtellerie, le Lake Hôtel (anciennement Mercure) accueillera les vacanciers cet été. L’établissement dispose de 127 chambres, chacune dotée d’un balcon, certaines offrant une vue sur le lac du Biollay qui borde l’hôtel. Un environnement «Nature» qui se prolonge sur la terrasse panoramique du Lake Bar.

C.F.

www.courchevel.com

Photo : Symphonie Lumière – © Patrick Pachod

Peyragudes

Respirer la montagne française

Au cœur des Hautes-Pyrénées, se trouve un écrin magnifiquement bien préservé : la Vallée du Louron et ses 15 villages typiques – labellisés «Pays d’Art et d’Histoire» et classés «Grand Site Occitanie». Surplombées par des sommets imposants, deux stations se font face : Peyragudes et Val Louron. La station de Peyragudes est née en 1988. Entourée de pics culminant à 3.000 mètres, elle s’étend sur 1.500 hectares entre 1.600 et 2.400 mètres. Elle est la station familiale par excellence. Durant l’été, pour prendre de la hauteur sans difficulté, Peyragudes ouvre des télésièges, permettant ainsi l’accès à certains sommets. La télécabine Skywall permet la liaison Loudenvielle/Peyragudes en 10 minutes. A Peyragudes, le vacancier monte à bord des télésièges Privilège ou Carrousel. Au sommet, une table d’orientation permet de se repérer facilement parmi les sommets de plus de 3.000 mètres. Outre la vision panoramique sur le massif pyrénéen, des itinéraires libres d’accès sont proposés aux randonneurs et aux amateurs de VTT.

C.F.

www.peyragudes.com

Photo : Vallée du Louron – © Alain Baschenis

La Clusaz

Respirer la montagne française

La Clusaz, en Haute-Savoie, est située à 1.040 mètres d’altitude, au pied de la chaîne des Aravis. La commune dispose notamment de belvédères remarquables, comme le col des Aravis avec sa vue sur le Mont Blanc. La station offre une pléiade de randonnées pédestres, allant de la balade facile au trek sur plusieurs jours. Conçue sur le même principe que la luge d’hiver, la luge d’été se pratique sur deux longues pistes de 800 mètres de long. Parapente, via ferrata, golf, mini-golf, la station offre une multitude d’activités estivales. La Clusaz comporte plusieurs chapelles situées par hameau. A deux pas du centre de La Clusaz, au bord du ruisseau du Nom, le «Hameau des Alpes», nouvel espace ludique, permet de découvrir la fabrication du célèbre fromage Reblochon Fermier. Construite en 1821, l’église Sainte Foy a été entièrement reconstruite en 1974. Le clocher à bulbe fut édifié entre 1751 et 1762. Cette caractéristique est, sans nul doute, l’expression montagnarde de l’art baroque.

C.F.

www.laclusaz.com

Photo : Aravis – Tilby Vattard – Luge l’été

Les Vosges

Respirer la montagne française

Avec ses villages authentiques et ses montagnes, à seulement 4 heures de route de Bruxelles, la montagne vosgienne est la destination idéale pour un bien-être naturel. Faune sauvage, immensité de la forêt, elle offre un monde aux mille splendeurs. Au cœur du Massif des Vosges, côté alsacien, la station du Lac Blanc se situe à une altitude de 1055 mètres. Le Lac amoureux de la nature et des activités outdoor. Au printemps et en été, lorsque la nature reprend vie, c’est le début d’un nouveau cycle. Si la montagne est vaste et que les animaux s’y camouflent aisément, il n’est pas rare de croiser des chamois à l’état sauvage. Pour jouir des joies du deux roues sur les chemins de montagne, la station du Lac Blanc offre quatre parcours balisés et labellisés FFC au départ du Col du Calvaire. Le 9 juin, sera organisée l’opération Col Attitude qui permettra aux cyclistes de gravir, en toute sécurité le temps d’une matinée, la montée vers la station du Lac Blanc, avec pas moins de 10 kilomètres fermés à la circulation. Depuis la crête du Lac Blanc, le lever du soleil est fascinant. L’office de tourisme a édité un guide de 15 randonnées au départ exclusif de la station.

C.F.

www.lac-blanc.com

Photo : La Route des Crètes

Article mis en ligne en avril 2024

Le Manoir de Lébioles
Le Manoir de Lébioles

Depuis près de 120 ans, cette bâtisse à l’élégance seigneuriale – où le charme le dispute à la quiétude – vit merveilleusement le passage des années.

Logé dans un parc naturel de 700 hectares, formé par d’épaisses forêts, se dresse l’un des plus beaux fleurons du patrimoine architectural de la ville de Spa : le Manoir de Lébioles. Construit, entre 1905 et 1910, par Georges Neyt – que l’on prétend être un fils naturel du Roi Léopold Ier –, le manoir a été racheté, en 2005, par Anne Lüssem. Après plus d’une année de transformation – en préservant jalousement l’âme centenaire du manoir –, «Le Petit Versailles des Ardennes» a retrouvé toute sa splendeur d’antan.

Le Manoir de Lébioles

Dans cet environnement privilégié, s’est installé, depuis septembre 2006, un hôtel 5* de seize suites. Dès l’arrivée, on apprécie la gentillesse le l’accueil. Ici, où tout se décline au plus-que-parfait, règne un élégant parfum de luxe discret. Un majestueux escalier en bois conduit au Salon-Bibliothèque, ainsi qu’aux suites spacieuses, feutrées et raffinées, tantôt classiques, tantôt contemporaines, aux salles de bain modernes inondées de lumière. Bois vieillis, tissus chauds, lumières tamisées, décor feutré, mêlant habilement les styles, le salon est superbe, le bar est d’une élégance indéniable : tout repose sur les beautés d’hier et d’aujourd’hui. Le silence n’est rompu que par le chant des oiseaux, ou le crépitement de la majestueuse cheminée. Ce lieu abrite aussi un restaurant de 50 couverts, au décor élégant avec ses tables nappées, et soigneusement dressées. Le Chef, Loïc Jambon, conjugue produits de la nature environnante et mets provenant de contrées plus lointaines.

Le Manoir de Lébioles

Le Manoir de Lébioles, c’est aussi pénétrer dans un monde de beauté et de bien-être avec son Spa conçu selon les quatre éléments : eau, air, feu et terre. Vitalpool avec jets et matelas hydromassants, cascade d’eau et Jet stream, sauna, hammam, fontaine de glace, espace beauté Babor et Valmont, cardio & fitness…

Cette grande demeure se prête aussi à l’organisation de conférences, réceptions et fêtes, grâce à ses salles de 25 à 40 places assises. L’hôtel dispose d’un vaste parking et d’une hélistation.

Un lieu à part… Ici, le temps semble s’arrêter.

C.F.

Manoir de Lébioles : Domaine de Lébioles 1/5 – 4900 Spa – Tél 087 79 19 00 – www.manoirdelebioles.com

Article mis en ligne en mars 2024

Trop Plein au MusVerre
Trop Plein au MusVerre

Jusqu’au 5 janvier 2025, au MusVerre installé à Sars-Poteries (Département français du Nord, en Région Hauts-de-France), l’exposition plurielle «rop Plein» explore les facettes de la société de surconsommation à travers plusieurs thématiques : le rapport à l’argent, conditionnant tous les excès ; le gaspillage alimentaire et l’obsolescence programmée, engendrant chaque année des tonnes de déchets mettant en péril l’équilibre écologique planétaire ; enfin, les nouvelles perceptions et les codes inédits d’une société définissant des normes difficilement atteignables. Entre images familières, symbolisme, références culturelles et historiques et œuvres « à charge », les pièces de verre exposées viennent souligner avec justesse les excès contemporains.

Première œuvre à accueillir le visiteur, «El Dorado» est un projet monumental signé des frères Einar et Jamex De la Torre. Au centre de l’installation, au milieu de papiers peints aux motifs kitsch et complexes, une table de banquet richement ornée, chargée de victuailles, met en scène l'avidité et la décadence. L’œuvre dévoile, en réalité, les revers d’un mode de vie ultra-capitaliste, nécessairement voué au désenchantement. John Moran revisite avec audace l’iconographie religieuse avec cette relecture de la Pietà de Michel-Ange. La Madone pleurant la perte de son fils se mue ici en clown – égérie de la plus célèbre enseigne de fastfood au monde – berçant sur ses genoux un consommateur exsangue, saturé de nourriture. «New Times Roman» met en lumière le coût humain derrière les profits des grandes multinationales.

A l'instar de celle de John Moran, l'œuvre de John Miller, intitulée «Box-O-Fries», est aussi une satire de la société de consommation américaine. L’importation des standards américains dans les sociétés européennes actuelles, notamment des portions alimentaires démesurées, représente une forme de menace sanitaire.

Trop Plein au MusVerre

L’étrange nature morte composée de déchets ordinaires – canettes, bouteilles d'eau, gobelets de café et de soda ou encore paquets de cigarettes – fait référence à la consommation d’un spectateur lambda après un marathon télévisé de 29 heures. Dans cette œuvre de Matt Eskuche, la table submergée de plastique devient la Vanité du monde moderne – triste constat d’une relation de dépendance, tant aux écrans qu’aux nourritures ultra-transformées, générant des emballages en surnombre.

«Bleeding Ship» de Jens Gussek est un navire massif en pâte de verre, dans le sillage duquel s'écoule une flaque d’un rouge vermillon évoquant le sang frais : métaphore évidente du pétrole déversé par les bateaux, entraînant la destruction de l'écosystème marin et la disparition de la faune.

Dans une œuvre étonnante composée de perles de verre enfilées sur des tiges métalliques souples, l’artiste Shije Fujishiro aborde les considérations environnementales liées à la pollution maritime : les déchets capturés dans le filet de pêche évoquent la pollution de plus en plus préoccupante des océans. Sur les sacs, les logos d’enseignes bien connues de la grande distribution, créent un sentiment de familiarité, teinté d’un certain malaise.

L’œuvre de Krista Israel dénonce l'influence des réseaux sociaux sur la condition humaine. Soulignant la dépendance créée par le célèbre média de Jeff Zuckerberg, l’artiste mélange les techniques du verre moulé pour le bras massif, au poing contracté, et du verre soufflé pour les petites fioles emplies d’un liquide bleu – véritable opium des utilisateurs.

Ted Noten, Åsa Jungnelius et Silvia Levenson expriment leur critique envers la culture de l'apparence et la quête incessante de perfection esthétique, soulignant les efforts excessifs, et souvent vains, déployés pour atteindre une beauté physique idéalisée. Ils suggèrent qu'au lieu de s'aligner sur des normes stéréotypées, la véritable beauté et l'épanouissement résident dans la confiance en soi et l'authenticité.

Dernière œuvre exposée, les gnomes de Wilhelm Vernim représentent un condensé de société, chacun symbolisant une catégorie sociale s’identifiant par un attribut marquant : religieux, idéologique ou matériel. L’artiste souligne que la société impose souvent cette nécessité de se conformer à une seule catégorie définie et remet en question cette norme, suggérant que chacun devrait jouir de la liberté d'être la personne qu'il souhaite.

J. REGINSTER

MusVerre : tél +33 (0)3 59 73 16 16 – http://musverre.lenord.fr

Photos : 1. «New Times Roman» de John Moran - © Alex Hogan / 2. «Unter dem Meer – Schleppnetz» 2023 de Shige Fujishiro, né au Japon en 1976, vivant et travaillant en Allemagne - © Shige Fujishiro.

Article mis en ligne en mars 2024

80e Anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie
80e Anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie

La date du 6 juin 1944 fait, à jamais, partie de l’Histoire.

Ce jour- là, débutait l’une des plus grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale. Elle est considérée comme la plus vaste opération, amphibie et aéroportée, de tous les temps. Il s’agissait de la partie la plus spectaculaire de l’opération Overlord. La France et puis l’Europe allaient être libérées.

Le 6 juin 2024, la commémoration internationale de la libération aura lieu en présence d’hommes d’Etat, entre autres, les Présidents Emmanuel Macron et Joe Biden, sur la plage d’Omaha Beach à Saint-Laurent-sur-Mer. Cette année, marquera certainement le dernier grand anniversaire du D-Day en présence de vétérans – les derniers témoins directs de l’Histoire.

80e Anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie

Mais c’est toute la Normandie qui sera amenée à honorer la mémoire de celles et ceux – soldats et civils – qui combattirent pour que vive la paix. Près d’une centaine de manifestations commémoratives et populaires, viendront rythmer cet événement, sur les sites où se déroulèrent les combats. Les festivités s’étaleront jusqu’au mois d’octobre. Les visiteurs pourront participer à des activités festives et événements culturels. Le D-Day Festival Normandie aura lieu le long de toutes les plages du Débarquement, du Pont Pégasus à Sainte- Mère-Eglise, en passant par Ouistreham, Arromanches, la Pointe du Hoc et bien évidemment autour des cinq points stratégiques : Utah Beach, Omaha Beach, Gold Beach, Juno Beach et Sword Beach.

Cette année 2024 marquera également le 80e anniversaire du Débarquement en Provence. Le coup d’envoi de l’opération Dragoon sera lancé 70 jours après le Débarquement de Normandie. Le Débarquement du 14 août 1944 constitua la seconde mâchoire de l’étau allié, impliquant un assaut naval et un assaut aérien. Ce rendez-vous avec l’Histoire donnera également lieu à divers événements sur l’ensemble des communes varoises.

Pour ne pas oublier le passé, la Fondation LRE (Route de la Libération de l’Europe), réseau international, met en lien les personnes et organisations engagées pour la préservation et la valorisation du patrimoine culturel, matériel et immatériel, lié à la Seconde Guerre mondiale.

C.F.

www.normandie-tourisme.frwww.visitvar.fr#VisitVarwww.Lre-foundation.org

Photos : 1. D-Day – 78e défilé dans les rues de Port-en-Bessin – © Thomas Le Floc / 2. Monument «Les Braves» à Omaha Beach, du sculpteur Anilore Banon – ©Marie-Anais Thierry-Mari.

Article mis en ligne en mars 2024

La diversité de la France

Les Belges ressentent pour la France une grande attirance, qui ne s’est pas démentie depuis de nombreuses années, puisque l’Hexagone demeure toujours la destination de vacances la plus prisée par nos compatriotes, tant pour les courts séjours que pour les vacances principales.

La diversité de la France

Lyon : Cité de la Gastronomie

Capitale de la grande Région Auvergne-Rhône-Alpes, Lyon se trouve au cœur d’un écrin de nature entre vignes, lacs et montagnes. Deuxième région touristique de France, ville natale des frères Lumière, Lyon offre à ses visiteurs un parcours de 2000 ans d’histoire, de l’Antiquité au modernisme, en passant par la Renaissance. Mais Lyon est aussi la Cité de la Gastronomie.

Institution emblématique de la gastronomie française, le restaurant Paul Bocuse. Chef parmi les chefs, Paul Bocuse s’est éteint il y a six ans, après avoir rayonné au firmament de l’art culinaire durant plus de 50 ans. Cette Maison de famille, depuis 1924, fête cette année ses 100 ans. Le menu spécial centenaire, proposé tout au long de cette année, met à l’honneur les plats cultes de la maison ainsi que des nouveautés. Faire évoluer la Maison, ses recettes, tout en faisant perdurer l’âme du restaurant, c’est à quoi s’attèle, en salle comme en cuisine, chacun des acteurs de cet établissement mythique.

La diversité de la France

En travaux depuis janvier 2023, le Musée Lumière a rouvert ses portes, fin de l’année dernière, avec une nouvelle scénographie. Construite entre 1899 et 1901, la Villa Lumière était la demeure d’Antoine Lumière, père de Louis et Auguste Lumière. Avec plus d’un siècle d’existence, la villa est devenue le Musée Lumière en 1982.

La 20e édition du « Quais du Polar » – événement majeur de la sphère littéraire internationale – se tiendra du 5 au 7 avril 2024, en présence des plus grands auteurs de romans noirs. Pour ce festival qui s’adresse à tous les publics, la ville de Lyon offrira un décor de choix à des événements originaux et des rencontres avec les auteurs et autrices de tous les horizons.

La 17e Biennale d’Art Contemporain se déroulera du 21 septembre 2024 au 5 janvier 2025, en alternance avec la Biennale de la Danse créée en 1984. La Biennale d’Art Contemporain réunit, dans des lieux emblématiques de la ville, une sélection d’œuvres d’artistes internationaux. Cette manifestation catalyse la réflexion autour de problématiques majeures, tant dans le domaine de l’art que dans la société.

www.visiterlyon.com


Val de Loire : un patrimoine historique

La diversité de la France

Surnommée la vallée des Rois, et classée depuis près de 25 ans au patrimoine mondial de l’UNESCO, cette région réunit un nombre indéfini de châteaux dits « Grands Sites du Val de Loire », comme le Château de Chambord ou le Château de Chenonceau. Au milieu du XVIIIe siècle, le Château de Chenonceau ouvrit ses portes au philosophe des Lumières, Jean-Jacques Rousseau. Cette année, le « Château des Dames » remet en lumière son Cabinet de Curiosités Scientifiques. Le Château Royal d’Amboise expose, jusqu’au 20 avril, une dizaine de maquettes originales issues des décors du tournage du film d’animation « Léo », qui retrace les dernières années de la vie de Léonard de Vinci à Amboise. Tandis que le Clos Lucé - dernière demeure du génie italien - expose jusqu’au 12 mai, une grande partie des décors ainsi que les personnages qui ont servi à la fabrication du film.

Acquis par la Région Centre-Val de Loire en 2007, le Domaine de Chaumont-sur-Loire est devenu un lieu incontournable dans le domaine de l’art et des jardins. Sa triple identité : patrimoniale, artistique et « jardinistique » en fait un lieu singulier dans le circuit des châteaux de la Loire.

Evénement gastronomique le 18 mars ! La ville historique de Tour accueillera la cérémonie de présentation du Guide Michelin France 2024.

www.valdeloire-france.com


Avignon : Terre de Culture

La diversité de la France

Située aux portes de la Provence, entre l’Italie et l’Espagne, la cité papale bénéficie d’un patrimoine d’exception. Deux monuments font partie d’un ensemble monumental grandiose, classé au Patrimoine Mondial par l’UNESCO depuis 1995. Le Palais des Papes, le plus grand palais gothique, résidence des souverains pontifes au 14e siècle, est le haut lieu patrimonial de la ville. A deux pas du Palais, le Pont d’Avignon (ou Pont Saint-Bénezet) – autre vestige du Moyen Âge – est célèbre dans le monde entier grâce à sa chanson.

Pour la deuxième année consécutive, la grande exposition du Palais des Papes « A la vie, à l’amor » est à découvrir jusqu’au 25 janvier 2025. Première monographie de Miss.Tic, disparue en mai 2022, elle célèbre toute la force poétique de l’œuvre de cette artiste pochoiriste et figure emblématique du street-art.

Dans cette ville d’histoire, le centre historique, entouré de ses remparts d’origine, prête à la flânerie. Chaque été, Avignon se transforme en ville-théâtre. Depuis la création du Festival d’Avignon par Jean Vilar, en 1947, Avignon est reconnue pour le théâtre et le spectacle vivant.

Labellisé « Terre de jeux 2024 », le Vaucluse est un département étape des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Le 19 juin, c’est à Avignon que se déroulera la cérémonie d’allumage de la vasque, afin d’accueillir la Flamme olympique.

www.avignon-tourisme.com

Christian FARINONE

Photos : 1. Benoît Charvet, Gilles Reinhardt, Olivier Couvin – Restaurant Paul Bocuse / 2. Façade de l’Institut Lumière (© Jack Leone) / 3. Château de Chenonceau et son reflet dans les eaux du Cher (© Anaïs Verger – CRT Centre-Val de Loire) / 4. Palais des Papes (© Empreinte d’Ailleurs).

Article mis en ligne en février 2024

Le «Printemps Impressionniste» dans les Hauts-de-France
Le «Printemps Impressionniste» dans les Hauts-de-France

Le 15 avril 1874 ouvrait à Paris la première exposition impressionniste. Et ce, à l’initiative des artistes Monet, Renoir, Degas, Morisot, Pissarro, Sisley et Cézanne. Cette année, le Ministère français de la Culture et le Musée d'Orsay fêtent les 150 ans de l’Impressionnisme avec l'exposition «Paris 1874 : inventer l’impressionnisme» qui se tiendra à Paris du 28 mars au 14 juillet. En parallèle à cette exposition, quelque 180 œuvres prêtées exceptionnellement par le Musée d’Orsay seront à découvrir dans plusieurs musées de France. Parmi lesquels cinq grands musées de la région Hauts-de-France qui ont souhaité s’unir autour d’une saison commune désignée Printemps Impressionniste. Il s’agit du Musée de Picardie d’Amiens, du Musée de la Chartreuse de Douai, du Palais des Beaux-Arts de Lille, du MUba de Tourcoing et de La Piscine à Roubaix.

Ainsi, c’est le thème de l’enfance qui sera mis à l’honneur, du 17 février au 26 mai, à La Piscine de Roubaix. La célèbre Petite Châtelaine de Camille Claudel du musée roubaisien recevra la visite de quelques enfants impressionnistes des collections nationales : trois tableaux de Degas, Renoir et Pissarro, et deux sculptures de Degas, dont l’iconique Petite danseuse de 14 ans.

Le «Printemps Impressionniste» dans les Hauts-de-France

A Tourcoing, le MUba Eugène Leroy accueillera, du 16 mars au 24 juin, l’événement majeur des 150 ans de l’Impressionnisme grâce au prêt exceptionnel de 58 chefs-d’œuvre des collections du Musée d’Orsay signés Monet, Sisley, Renoir, Pissarro, Cézanne ou encore Gauguin. L’exposition «Peindre la nature – paysages impressionnistes du Musée d’Orsay» explorera cette révolution picturale – l’Impressionnisme – à travers le thème du paysage et le lien qui unit les artistes à la nature dans la seconde moitié du 19e siècle. A cet effet, un parcours sera organisé en cinq sections. Dans la première salle, c’est le creuset du paysage réaliste et le développement de la peinture de plein air qui seront présentés. La deuxième section explorera les motifs de prédilection des impressionnistes. Ensuite, vient le troisième volet montrant comment, à partir des années 1880, les impressionnistes et particulièrement Monet, se concentrent progressivement sur des paysages «purs» et sur des effets atmosphériques et lumineux toujours plus complexes. La quatrième section abordera, elle, l’évolution de l’art du paysage après l’impressionnisme, de Seurat à Mondrian en passant par Redon, Gauguin ou Bonnard. Enfin, en forme d’épilogue, la réunion du chef-d’œuvre Saule pleureur (1920-1922) de Monet, avec une peinture d’Eugène Leroy, artiste tutélaire du musée de Tourcoing, interrogera la postérité du maître de Giverny au 20e siècle.

Quant au Palais des Beaux-Arts de Lille, il célèbrera cet anniversaire, du 18 avril au 24 septembre, avec l’exposition «Monet à Vétheuil : les saisons d’une vie» regroupant un ensemble d’œuvres de Claude Monet représentant le village de Vétheuil, qui occupa une place singulière dans la vie de l’artiste. Constituée de deux chefs-d’œuvre des collections lilloises et de quatre prêts prestigieux du Musée d’Orsay, la série inédite ainsi constituée évoquera le rythme des saisons et deux périodes stylistiques de Monet.

C.F.

Photo 1 : Pont du chemin de fer à Chatou (1881) d’Auguste Renoir – Huile sur toile 54,5 cm x 65,5 cm – Musée d’Orsay, Legs Gustave Caillebotte (1894) – © photo : Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt.
Photo 2 : Effet de neige à Vétheuil (1878-1879) de Claude Monet – Huile sur toile 52,5 cm x 71,0 cm – Musée d’Orsay, Legs Gustave Caillebotte (1894) – © photo : Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt.

Article mis en ligne en février 2024

Cité internationale de la langue française
Cité internationale de la langue française

Après quatre années de chantier sous le pilotage du Centre des monuments nationaux, la Cité internationale de la langue française a ouvert ses portes au public, fin octobre 2023, dans l’ancien Château de François Ier à Villers-Cotterêts, l’un des rares châteaux Renaissance en Picardie (France) : un lieu culturel mettant en lumière les richesses, les usages et l’histoire de la langue française à travers les siècles.

Arrimé à la forêt de Retz – labélisée forêt d’exception – le Château de Villers-Cotterêts est devenu propriété de l’Etat à la Révolution et, après avoir connu une histoire contrastée, sera laissé totalement à l’abandon en 2014. Sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, Président de la République, il est confié au Centre des monuments nationaux, en 2018. Au terme d’un chantier colossal mené avec un budget de 211 millions d’euros, par quelque 600 compagnons de 220 entreprises impliquant 65 corps de métiers différents, ce château reprend vie avec l’objectif de devenir une Cité internationale de la langue française, au cœur d’un territoire emblématique de l’histoire littéraire française.

Haut lieu culturel entièrement dédié à la langue française, il permet de partager et de faire vivre sa richesse, sa diversité, sa vitalité. Le public peut y découvrir un parcours de visite permanent se déployant sur 5.000 m², dans l’ancien logis royal, où la langue française est explorée sous tous ses aspects. Au travers d’animations interactives et ludiques présentées dans quinze salles réparties en trois sections – Le français, une langue monde; Le français, une invention continue; Le français, une affaire d’Etat – et une salle d’introduction sur le château et son territoire, le visiteur est plongé dans la richesse et la diversité de la francophonie, son étendue, son évolution et son interaction avec les autres langues.

La Cité internationale de la langue française peut aussi accueillir des expositions temporaires, des spectacles, des concerts ou des débats dans son auditorium, et divers événements dans l’ancienne cour du jeu de paume surplombée d’une verrière où vole un «ciel lexical» fait d’une centaine de mots reflétant la diversité du français. Il est également possible de se rendre au château pour découvrir les nouveautés littéraires à la librairie, ou simplement le traverser pour une promenade dans le parc et la forêt de Retz. En effet, les espaces extérieurs sont libres d’accès et permettent une continuité entre la ville, le château, le parc et la forêt.

Cité internationale de la langue française – Château de Villers-Cotterêts : 1 place Aristide Briand – 02600 Villers-Cotterêts – www.cite-langue-francaise.fr

C.F.

Photo : Château de Villers-Cotterêts, ancienne cour du jeu de paume et son ciel lexical
© Pierre-Olivier Deschamps / Agence Vu’ – Centre des monuments nationaux

Article mis en ligne en novembre 2023

Musée des beaux-arts de Calais – Nouveau parcours des collections
Musée des beaux-arts de Calais – Nouveau parcours des collections

Depuis mai 2023, le Musée des beaux-arts de Calais, en France, présente de nouvelles galeries permanentes consacrées aux collections « Beaux-Arts ». 250 œuvres sont à découvrir au travers d’un parcours retraçant l’histoire de l’art du 16e siècle à nos jours. Aux objets d'art sortis des réserves, s’ajoutent une partie des œuvres de deux ensembles offerts au musée par des descendants d’artistes : la collection Jeanne Thil, en peinture, et la donation Henri Delcambre, en sculpture.

Une introduction au musée disparu dans l’ancien hôtel de ville, détruit dans un incendie, en mai 1940 (bataille de France), inaugure le nouveau parcours. Des pièces rescapées sont exposées, ainsi que les premières collections du musée, rassemblées au 19e siècle. Marines, paysages, portraits et aquarelles témoignent d’une certaine nostalgie pour les codes aristocratiques des siècles précédents. William Turner côtoie ici Jean-Baptiste Carpeaux et Auguste Rodin.

Musée des beaux-arts de Calais – Nouveau parcours des collections

Durant le 20e siècle, des aventureux expérimentent de nouvelles voies. Les créations des avant-gardes laissent libre court à leurs innovations plastiques. Dans le même temps, certains artistes s’orientent vers le classicisme. Dans cette section, le musée montre des pièces d’Antoine Bourdelle, Auguste Pompon, Jean Fautrier, Félix Del Marle.

Au cœur du parcours, est reconstitué un atelier d’artiste au 20e siècle : celui du sculpteur Henri Delcambre (1911-2003). L’ambiance de l’atelier mêle terre-cuites, plâtres, tirages de bronze, études et pièces monumentales. Certaines œuvres, exposées côte à côte, sont des modèles identiques, déclinés en plusieurs matériaux et à plusieurs échelles. Ce dispositif offre un point de vue rare sur le travail plastique de l’artiste. L’accumulation des œuvres, dans cet espace, évoque la profusion et le savant désordre de son atelier parisien.

La dernière section du parcours est particulièrement emblématique de l’identité de la nouvelle collection du Musée des beaux-arts, constituée après les destructions de la guerre. Elle est dédiée à l’art contemporain, mouvement artistique nouveau, qui soulève de nombreuses interrogations. Jean Dubuffet, Marcel Broodthaers, Joseph Beuys, Annette Messager, Andy Warhol, Ben et bien d’autres nous invitent à repenser le monde.

Le renouvellement du parcours a été pensé en cohérence avec l’identité du musée qui se veut être accessible au public le plus large, public qui n’est pas forcément un habitué connaisseur de l’histoire de l’art. Pour cela, un effort d’écriture muséographique simplifiée est tenté à travers l’articulation des ambiances, une présence réfléchie de l’écrit et des outils de médiation faisant appel aux émotions.

A noter qu’une visite commentée gratuite aura lieu le dimanche 3 décembre à 15h (durée 1h15), pour en savoir davantage sur le nouveau parcours des collections. La réservation est conseillée.

J.R.

Musée des beaux-arts : 25 rue Richelieu, 62100 Calais (France) – tél. : + 33 (0)3 21 46 48 40 – www.mba.calais.fr.

Photos : 1. Joseph Mallord William Turner, Calais – Aquarelle et crayon sur papier, 1820-1830, musée des beaux-arts, Calais. Acquisition réalisée avec le soutien du Fonds Régional d’Acquisition des Musées – © F. Kleinefenn / 2. Gustave Milkos, Grande Tête, plâtre, 20e siècle, musée des beaux-arts, Calais. Don de Mme veuve Miklos, 1975 – © F. Kleinefenn © ADAGP, Paris, 2023

Article mis en ligne en septembre 2023

Les Montagnes du Jura
Les Montagnes du Jura

Territoire refuge où la nature est authentique, Les Montagnes du Jura permettent de s’évader du tumulte quotidien des villes pour retrouver des espaces préservés qui apaisent le corps et l’esprit. Riche d’une faune et d’une flore exceptionnelle, Les Montagnes du Jura déroulent des paysages toujours renouvelés. Lacs, rivières, cascades, forêts, grottes sont un spectacle naturel enchanteur. C’est dans le Jura que l’on peut voir l’une des plus belles sapinières de France, la forêt de la Joux. Les Montagnes du Jura, ce sont aussi un patrimoine culturel préservé et valorisé d’où se dégage un charme troublant.

Le Château de Joux, un voyage dans le temps

Les Montagnes du Jura

Monument emblématique de la Franche-Comté, situé dans le département du Doubs sur la commune de La Cluse-et-Mijoux, à 5 km de Pontarlier et à 15 km de la frontière suisse, le Château de Joux est perché dans un site naturel grandiose. Classé au titre de monument historique depuis 1996, ce haut lieu d’histoire est le seul exemple, en France, représentatif de l’évolution de l’architecture militaire sur 1000 ans. Au cours de ses 10 siècles, le Château de Joux fut sans cesse agrandi, remanié, renforcé, pour faire face au progrès de l’art de la guerre et de l’artillerie. Des sires de Joux au roi de France, en passant par les ducs de Bourgogne, et la couronne espagnole, le Château de Joux eut d’illustres propriétaires qui le façonnèrent en fonction de leurs besoins. Trois grandes périodes de construction se succédèrent : le donjon du Moyen Age, les fortifications de Vauban et le fort enterré de l’époque « Joffre ». Le château est, aujourd’hui, composé de 5 enceintes, 2 hectares de bâtiments, 3 fossés, 3 pont-levis et 250 pièces. Sa position stratégique fit de lui une pièce maîtresse de défense de toute la région, sur la route commerciale reliant les pays du Nord et ceux du Sud, via la Suisse. Du 18e au 19e siècle, ce joyau militaire fut aussi prison d’état. Des prisonniers célèbres pour leur combat pour la liberté y furent détenus, tels que Mirabeau ou Toussaint Louverture.

La visite du château dure environ 1h30, et se fait, selon les saisons, en parcours découverte libre et/ou sous la forme de visite guidée. Le parcours se décline en 13 étapes.

La première est la 5e enceinte (XIXe siècle). A partir de 1879, la 5e enceinte fut transformée et devint un fort semi-enterré de type Séré de Rivières (nom du général concepteur).

Les Montagnes du Jura

La seconde, la Casemate Mougin (XIXe siècle-1881), se compose d’une voûte de 4 plaques en fonte, de 42 tonnes chacune. Ce cuirassement protège un canon de calibre 155 mm d’une portée de 7,6 km. La mise à feu s’effectuait électriquement, à distance.

Les Montagnes du Jura

La troisième étape est la Porte d’Honneur (XVIIe siècle). Vauban, commissaire général des fortifications du roi Louis XIV, préconisa des travaux de modernisation et fit agrandir le fossé de la 3e enceinte pour construire une enceinte fortifiée supplémentaire. Le passage de la 4e enceinte est protégé par un pont-levis à flèches, supporté par une porte d’honneur. Celle-ci est décorée de trophées d’armes et le fronton est orné des armoiries de la Monarchie française.

Les Montagnes du Jura

La quatrième étape est la Terrasse de la tour du fer à cheval (XVe-XVIIe siècle). Cette tour fut construite en 1486 en réaction à l’apparition de l’artillerie à la fin du Moyen-Age et pensée pour accueillir des canons, ainsi que résister aux tirs des canons des assiégeants. La tour du fer à cheval fut l’un des éléments de fortification les plus efficaces du Château de Joux. De son promontoire rocheux, la forteresse domine la route et le village de la Cluse-et-Mijoux.

La cinquième étape, la Place d’Armes (XVIIe siècle au XIXe siècle), était réservée aux rassemblements, aux revues officielles et à l’école du soldat. Les garnisons étaient logées dans des casernes sur le lieu de leur service et non plus chez l’habitant. Chaque chambrée pouvait accueillir jusqu’à 12 soldats. Deux soldats partageaient le même lit et y dormaient à tour de rôle.

La sixième étape est la Terrasse de la 2e enceinte (XIIIe et XVIIe siècles). Le Château de Joux médiéval se composait probablement de deux enceintes. La Tour Grammont, nord de la terrasse. Sa partie basse est recouverte d’un parement à bossage. La partie supérieure est en tuf, pierre légère et poreuse. A l’autre extrémité du rempart, une seconde tour, la Tour Mirabeau, date également de la fin du Moyen-Age. Mis à part sa fonction défensive, elle servit également au stockage de la poudre noire pour les canons. Puis, elle accueillit le cabinet de travail de Mirabeau en 1775, d’où le nom « Tour Mirabeau ».

La septième étape est la Cour du Donjon (XIIIe et XVIIe siècles). La première enceinte, cœur de la vie seigneuriale, fut installée sur la partie la plus haute (980 m d’altitude). Au Moyen-Age, elle devait certainement compter le donjon, les appartements pour le seigneur et sa suite, une chapelle, un office et une cuisine, une grande salle pour rendre justice, des logements pour les soldats et des communs. Enfin, une citerne, pour recueillir l’eau de pluie fut aménagée au centre de la cour.

La huitième étape est le Cabinet de Mirabeau (1775). Honoré Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau, fut accusé par sa famille de mener une vie dissolue, accumulant les scandales et les dettes. Son père demanda au roi qu’il soit enfermé sans jugement, grâce à une lettre de cachet. D’abord emprisonné au Château d’If, il fut transféré au Château de Joux, le 25 mai 1775. Il avait 26 ans. Ayant sympathisé avec le gouverneur, le comte de Saint-Mauris, il bénéficia d’un régime de faveur. Lors d’un dîner, il fit la connaissance de Sophie de Ruffey, âgée de 21 ans, mais déjà mariée au marquis de Monnier qui, lui, en avait 75. Ils devinrent amants et s’enfuirent le 24 août 1776. Après 10 mois de vie commune, ils furent arrêtés en Hollande. Sophie fut recluse au couvent de Gien. Mirabeau fut enfermé au Château de Vincennes, où il resta 3 ans. A sa libération, Mirabeau se lança en politique. Il s’engagea aussi dans la lutte contre l’esclavage. Il décéda de maladie en avril 1791 à 42 ans.

La neuvième étape est le Cachot légendaire de Berthe de Joux au Moyen-Age. En 1170, Berthe de Joux était mariée à Amauri III, sire de Joux. Heureux dans son Château de Joux, le couple attendait un enfant. Mais Amauri partit en croisade en Terre Sainte. Après plusieurs années, un chevalier blessé, se présenta aux portes du Château. C’était Amé de Montfaucon, parti en croisade avec Amauri. Berthe lui offrit l’hospitalité et le soigna. Amé lui annonça la mort de son mari. Berthe résignée, succomba aux charmes d’Amé. Un jour, Amauri de Joux rentra et les surprit. Il fit pendre Amé et fit enfermer sa femme dans la Tour Grammont. Douze ans plus tard, à la mort de son époux, Berthe fut libérée par leur fils Henri. Elle se retira à l’abbaye de Montbenoît pour y terminer ses jours.

Les Montagnes du Jura

La dixième étape est la Galerie du Donjon. Cette galerie verticale percée en 1880-1881, traverse les deux étages du bâtiment de la prison d’état et la roche en dessous. Un escalier en colimaçon, de 35 m de hauteur et de 212 marches en béton armé, débouche dans les galeries souterraines horizontales. Au centre de l’escalier, un monte-charge facilitait le transport du matériel lourd entre la 1ére et la 5e enceinte.

La onzième étape est la Cellule de Toussaint Louverture (1802-1803). Né en 1743, dans la colonie de Saint-Domingue, Toussaint Louverture y fut esclave. La nuit du 22 août 1791, les esclaves prêtèrent le serment de se révolter. Toussaint Louverture œuvra en sous-main pour organiser l’insurrection. Afin de retrouver l’ordre dans la colonie, la France déclara l’abolition de l’esclavage, le 4 février 1794. A la tête d’une armée de révoltés, il rejoignit l’armée française pour combattre les Espagnols et les Anglais. Promu général en chef des armées françaises de Saint- Domingue, il assit son pouvoir sur l’île. En 1801, il promulgua une constitution autonomiste qui le nomma gouverneur à vie. Cet acte provoqua la réaction du Premier consul, Napoléon Bonaparte, qui envoya 86 vaisseaux pour soumettre l’île et rétablir l’esclavage. Après 4 mois de résistance, Toussaint Louverture fut arrêté. Le 23 août 1802, il fut enfermé au Château de Joux sans procès, accusé de haute trahison et de rébellion. Après 7 mois de détention, il mourut le 7 avril 1803. Le 27 avril 1848, fut proclamé l’abolition de l’esclavage en France. Ce 27 avril 2023, le Président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu au Château de Joux pour rendre hommage à Toussaint Louverture.

La douzième étape est le grand puit (XVIIe siècle, remanié au XIXe siècle), qui fut percé à partir de 1690, sur ordre de Vauban. Il fut creusé dans la roche, sur 147 m de profondeur, pour atteindre la nappe phréatique. Ce puit était destiné à suppléer les citernes, en cas de siège. Le système de roue à écureuil fut employé pour puiser l’eau.

La dernière étape est le Fossé de la 4e enceinte. La nouvelle caserne fut construite en 1880 et fit partie des modernisations de la 5e enceinte. Le bâtiment pouvait accueillir 368 hommes. Une boulangerie/paneterie, une cuisine et une infirmerie ainsi qu’une pharmacie furent installées au rez-de-chaussée. Durant la Première Guerre mondiale, le Château de Joux resta épargné par les combats. En 1940, la signature de l’armistice força les Français à se rendre et à se constituer prisonniers de guerre. L’armée allemande occupa la forteresse jusqu’à la libération en 1944. Cet épisode constitua le dernier fait d’armes du Château de Joux.

L’alliance de l’eau et de la montagne

Les Montagnes du Jura

Le Lac de Saint-Point, également appelé Lac de Malbuisson – situé à quelques minutes en voiture du Château de Joux en direction de Pontarlier – est le plus grand lac naturel des Montagnes du Jura et le 3e plus grand lac naturel de France. Entouré de collines verdoyantes et de forêts luxuriantes, ce majestueux lac s’étend sur une superficie de 398 hectares. Il est possible d’effectuer le tour du lac (23 km) en voiture, en vélo, ou, pour un contact plus intimiste avec la nature, à pied en empruntant, en toute quiétude, un pittoresque sentier.
Les Montagnes du Jura Ici, le pêcheur est comme un poisson dans l’eau. Truite, brochet et sandre peuvent être pêchés, depuis le bord du lac ou depuis un bateau. Sur la rive gauche du lac : Port-Titi. Au début du XXe siècle, des amis pêcheurs ont construit, le long des berges, des cabanes en bois sur pilotis, toutes colorées différemment. Aujourd’hui, cet authentique et charmant mini- village d’une vingtaine de maisonnettes est devenu un lieu très prisé des touristes. Niché au bord du lac, la station de Malbuisson, équipée de terrains sportifs, propose de multiples activités accessibles à tous, grâce à sa plage aménagée et surveillée et à sa base nautique. Location de bateau électrique sans permis, canoë, kayak, voile, stand up paddle, catamaran… permettent de jouir de l’eau dans toutes ses dimensions. Et, pour une expérience apaisante, une mini- croisière sur le lac, à bord d’un bateau-promenade électro-solaire, permet de découvrir un panorama à 360° depuis le cœur de ce territoire préservé.

S’endormir bercé par le lac

Les Rives Sauvages, hôtel 4 étoiles, construit en 2017 et propriété de la famille Chauvin – propriétaire également de l’Hôtel Le Lac, l’Hôtel de la Poste et de l’Hôtel Beau Site – est situé dans un écrin de verdure sur les rives du Lac de Saint-Point. Entouré d’espaces naturels, conjuguant modernité et charme, l’établissement dispose de 16 suites de 43 à 60 m², toutes avec balcon offrant une vue exceptionnelle sur le lac. L’hôtel met également à disposition un Spa Cinq Mondes de plus de 300 m² avec piscine, hammam, sauna et terrasse panoramique. Côté gastronomique, l’Hôtel Le Lac propose à la carte de son restaurant style Louis XVI, à l’élégance sobre et racée, des menus aux prix sages. Une cuisine subtile, riche en saveurs, avec d’excellents produits du marché.

Les Montagne du Jura, une région idyllique dans un espace naturel verdoyant !

Christian FARINONE

www.montagnes-du-jura.fr / www.chateaudejoux.com / www.malbuisson-les-lacs.com / www.les-rives-sauvages.fr

Photos : 1. Vue sur le village de Saint-Point depuis la plage de Vezenay - © Julie Hann – BFC Tourisme / 2. Château de Joux - © Laurent Lepeule – BFC Tourisme / 3. Canon de calibre 155 mm / 4. Porte d’Honneur / 5. Vue, depuis la terrasse de la Tour du Fer à Cheval, sur la route et le village de la Cluse-et-Mijoux / 6. Escalier en colimaçon - © Alain Doire – BFC Tourisme / 7. Lac de Saint-Point - © Sandrine Baverel – BFC Tourisme / 8. Village de Port-Titi.

Article mis en ligne en septembre 2023

La Corse du Sud

Dans l’Antiquité, les Grecs appelaient la Corse «Kallisté», soit «la très belle» ou «la plus belle». Aujourd’hui, ce petit bout de terre flottant en pleine Méditerranée est surnommé «l’Ile de Beauté».

La latitude de la Corse, plus méridionale que celle de la Côte d’Azur, lui offre un climat plus proche du type méditerranéen. Toutefois, des nuances sont apportées par la présence des montagnes. La Corse jouit donc d’une situation clémente. L’été est chaud et sec, l’hiver est doux.

Une des particularités de la Corse ? Le maquis. Celui-ci est si dense, pousse si vite, que seuls les bergers, les habitués du sentier, en connaissent chaque centimètre autour du village. Pour le simple promeneur, hors des chemins balisés, guère de chances de salut. On ne passe pas, tout simplement, à travers le maquis sauvage et impénétrable. Et pourtant, quelle beauté, quels parfums, quelle nature ! Deux arbustes sont particulièrement répandus dans le maquis corse, l’arbousier et le ciste «de Montpellier».

Depuis l’aéroport de Charleroi (Brussels South Charleroi Airport), la compagnie aérienne Air Corsica emmène ses passagers vers l’aéroport d’Ajaccio – Napoléon Bonaparte en moins de deux heures.

La Corse du Sud

Dimanche, arrivée à l’aéroport d’Ajaccio en fin d'après-midi, location d’une voiture et direction la baie de Porto Pollo, en longeant le bord de mer.

Une des plus belles plages de Corse du Sud

Sur un port de plaisance bien abrité, à 20 minutes de Propriano (une de nos prochaines destinations), se dresse un complexe immobilier contemporain, parfaitement intégré au lieu.

Hôtel & Spa Le Golfe *****, Porto Pollo Marina, 20140 Serra Di Ferro – tél. : +33 (0)4 95 74 01 66 – www.hotel-porto-pollo.com: balcon ou terrasse, avec vue sur la mer, pour TOUTES les chambres.

Le Restaurant La Cantine du Golfe est dirigé par Antoine Garaudelle, le Chef et le propriétaire des lieux. Il a sélectionné les meilleurs producteurs de la région pour régaler ses convives. Outre le spa et la piscine chauffée avec vue sur le maquis, de nombreuses autres activités sont proposées : stand up paddle, balade à cheval dans l’arrière-pays ou en longeant la plage, baignades à cheval ou avec un poney. Petit-déjeuner et baignade, pique-nique chic avec baignade, apéritif dînatoire au coucher du soleil et baignade; les serviettes de plage et le matériel de snorkeling (randonnée palmée ou randonnée aquatique) sont mises à disposition afin de profiter au maximum des eaux cristallines de la baie de Cupabia ou d'une crique sauvage de Campomoro. L’infini Plage est la plage privée de l’établissement où l’on débarque avec une navette en bateau. Située au cœur d’un site préservé et sauvage, au bord d’une dune de sable fin, à proximité de la mer, elle se classe parmi les plus belles plages de Corse du Sud. Depuis la terrasse de L’Infini, coucher de soleil avec vue imprenable sur le golfe de Valinco (aussi appelé golfe de Propriano) – l’un des plus larges et ouverts de la côte ouest de la Corse. Un cadre champêtre et élégant pour déguster une cuisine raffinée : viandes, poissons ou langoustes rôtis au four à charbon de bois. En soirée, une musique live est diffusée jusqu'à une heure avancée de la nuit.

La préhistoire de la Corse

La Corse du Sud

Le lendemain, lundi, visite du site préhistorique de Filitosa, occupé par les premiers Corses.

Station préhistorique de Filitosa, 20140 Sollacaro – www.filitosa.fr

Ce site préhistorique – en plein cœur d’un espace naturel, entre fougères et oliviers sauvages – est classé au titre de «monument historique». Il est inscrit sur la liste des cent sites historiques d’intérêts communs aux pays de la Méditerranée. La richesse du site se trouve dans ses mystérieux monuments de granite et les vestiges archéologiques découverts au cours de 30 années de prospection. Les fouilles ont mis au jour un vaste ensemble architectural comprenant une enceinte cyclopéenne, 3 vastes monuments circulaires (les «torre»), 16 statues-menhirs, près de 32 fragments de menhirs sculptés, un village de cabanes, …

La Corse du Sud

La Corse est la première région européenne pour la qualité et la quantité de ses statues-menhirs. Filitosa, qui en concentre une grande partie, reste le centre privilégié de l’art statuaire de la Méditerranée. La plus belle expression de l’art préhistorique corse est, sans conteste, la statuaire. Les recherches menées à Filitosa placent le début de l’occupation du site au 6e millénaire avant notre ère (jusqu’au 1er millénaire avant notre ère). Cette période correspond au Néolithique ancien.

Déjeuner au restaurant Tempi Fà, 11 avenue Napoléon III, 20110 Propriano – tél. +33 (0)4 95 76 06 52 : bistrot-épicerie où les ingrédients utilisés dans les plats sont disponibles en boutique. Véritable charcuterie corse artisanale. Cuisine savoureuse et généreuse, accueil chaleureux.

Au sud de Propriano et plus à l’intérieur des terres, la ville de Sartène est construite sur un promontoire rocheux. Créée par les Génois, au Moyen Age, elle est une ville fortifiée – bien qu’elle ne soit pas située en bord de mer –, possédant une position stratégique pour se défendre. Il faut rentrer dans la vieille ville, pour mieux observer cette position particulière, sur la place de la Libération, place principale de la cité.

Une des sources thermales de Corse

Ensuite, destination Bien-être aux thermes du Domaine Rosa de Caldane, 20112 Sainte-Lucie de Tallano – tél. +33 (0)4 95 77 00 34 – www.sourcethermalecaldane.com

La Corse du Sud

Les eaux de la source thermale de Caldane arrivent en surface à 37°C/38°C, avec un débit de 5.000 litres par heure. Cette eau limpide a une odeur légèrement sulfureuse et une saveur légèrement salée et amère. Les bains en plein air – l’établissement est ouvert tous les jours de l’année – ont des vertus thérapeutiques pour les problèmes dermatologiques, osseux, articulaires, ORL, … 20 minutes de baignade – ni plus, ni moins – sont recommandés pour apporter apaisement et relaxation.

Résidence hôtelière de 15 studios, restaurant, salle de sport avec un espace sauna et jacuzzi, parcours santé d’1 kilomètre, mini-golf, soins esthétiques avec la gamme de cosmétiques «Source thermale Caldane».

En fin de journée, dîner et nuitée au Bartaccia Hôtel****, 12 route de la Corniche, quartier Bartaccia, 20110 Propriano – tél. +33 (0)4 95 76 01 99 – www.bartaccia.fr: à l’entrée de la ville de Propriano, à moins de 500 mètres de la plage et proche du centre-ville. Hôtel de charme, familial, dans un grand parc composé de végétation corse (myrtes, lentisques, pins et oliviers, …). Cuisine méditerranéenne revisitée. Parking privé avec possibilité de recharger son véhicule électrique.

Les vins corses

Une chaîne de montagnes culminant à plus de 2.000 mètres pour plonger au cœur de la Méditerranée, une île baignée de soleil où le climat, le relief, la diversité des sols et l’Histoire se conjuguent pour former un terroir à nul autre pareil. Chacune de ses nombreuses vallées profite d’une exposition et d’un microclimat différent. La Corse donne à la vigne et à ses vins toute la force et la spécificité de son insularité. Cette terre de contraste et de passions s’est très tôt révélée comme une Terre de Vin.

Mardi matin, en route pour le Domaine viticole de Saparale, vallée de l’Ortolo, 20100 Sartène – tél. +33 (0)4 95 77 15 52 – www.saparale.com.

La Corse du Sud

Le microclimat, caractéristique de la vallée, joue un rôle important : la faible pluviométrie conjuguée avec un vent qui sèche et assainit, ainsi que l’ensoleillement de la Corse, confèrent au terroir sa spécificité et son originalité. Les traitements de la vigne sont réduits au minimum. La nutrition rationnelle du sol (pas d’engrais chimiques, plusieurs labours dans l’année) permet d’exacerber la physiologie de la plante et sa résistance naturelle. Le mode de culture, propice aux faibles rendements, permet d’obtenir un raisin produisant un vin de grande qualité. Symbole de la grande originalité des cépages corses, le sciaccarello – signifiant «craquant» en corse – n’a été signalé nulle part ailleurs. Assemblé, il amènera sa finesse, sa complexité aromatique et son caractère. Les vins rouges de sciaccarello sont rouge cerise à rubis, leur structure légère est élégante, leur bouche suave et dotée d’une puissance aromatique apportant longueur et complexité. En rosé, la palette aromatique est d’une richesse incomparable : des notes de fruits rouges, de fruits exotiques, de fleurs et d’épices coexistent. Les vins sont à la fois suaves et frais. Le vermentino – introduit au 14e siècle en Corse – est le cépage principal des vins blancs d’appellation, les dotant d’une grande richesse aromatique. Suivant la manière de vendanger, le vermentino donne naissance à des vins jaune pâle avec des reflets verts, au nez élégant où les notes de fleurs blanches se mêlent à celles de fruits blancs, d’agrumes et de fruits exotiques. Il peut également produire des vins légèrement plus jaunes, dont le nez est plus expressif, avec des notes supplémentaires de fleurs jaunes, de miel, de pollen et parfois même de fruits secs.

La Corse du Sud

Ce domaine, riche d’une histoire et d’un présent entremêlés, ouvre ses portes à un public d’épicuriens, autour de dégustations spéciales et variées. Mais également aux personnes souhaitant simplement découvrir et déguster les différents crus, avant d’en acheter.

Situé dans l’extrême sud de la Corse, non loin de Bonifacio, cette vaste propriété reste un lieu en marge des routes et des circuits touristiques. Trois bergeries de luxe, nichées au creux d'oliviers centenaires, accueillent, toute l’année, les amateurs d’oenotourisme, pour des séjours d’au moins deux nuits, au milieu de la nature. Tout prochainement, un hôtel- restaurant s’ouvrira dans la maison principale du domaine.


La « cité des falaises », à la pointe sud de l'île

La Corse du Sud

L’après-midi, visite de Bonifacio, forteresse millénaire surplombant la Méditerranée, labellisée «Ville d’Art et d’Histoire». Cette ancienne cité génoise possède une collection unique de monuments historiques (citadelle médiévale, Escalier du Roy d’Aragon avec ses 189 marches irrégulières, …), plus de 20 plages de sable fin et de nombreux paysages rares, tant sur terre que sous la mer. Les parages de Bonifacio sont célèbres pour la beauté sauvage de leurs falaises calcaires qui plongent dans la mer de manière vertigineuse et s’ouvrent sur des grottes marines. Pour admirer le panorama des falaises calcaires sculptées par le vent, il est conseillé de prendre un bateau d’excursion.

Nuitée à l’Hôtel Santa Teresa***, quartier Saint-François, 20169 Bonifacio – tél. +33 (0)4 95 73 11 32 – www.hotel-santateresa.com: dans une ancienne maison de maître du 19e siècle avec une décoration design. Situation exceptionnelle avec une vue imprenable sur la mer, la Sardaigne et les falaises. A proximité du cimetière marin et à 500 mètres à pied de la citadelle.

Mercredi, visite de Porto-Vecchio et de sa citadelle.

Le site archéologique d’Aléria

La Corse du Sud

Ensuite, cap sur le site antique d’Aléria et son musée d’archéologie exposant les vestiges trouvés sur le site. Le musée est installé dans le Fort de Matra, construit par les Génois à partir du 14e siècle. Si la présence romaine y semble déjà effective dès la fin du 3e siècle avant J.-C., la ville romaine d’Aléria et son territoire connurent trois colonisations successives vers -81, en -46 et aux alentours de -32. Délimitée par un rempart encore visible, au sud-est, et par la forte déclivité naturelle, à l’ouest et au nord, la surface de la ville était de 11 hectares environ. La ville évolua jusqu’à l’Antiquité tardive et connut de nombreuses modifications et reprises visibles sur les bâtiments ou sur l’organisation générale des axes de circulation internes à la cité. La ville sembla connaître un déclin progressif à partir du 4e siècle de notre ère, sans qu’apparemment le site ne soit totalement abandonné. A la fin du 6e siècle, une lettre du pape Grégoire le Grand confirme la présence d’un évêché à Aléria. A la période d’abandon de la ville succéda une phase d’exploitation des ruines qui semble remonter au 14e siècle, sous l’autorité de la république de Gènes. Il s’agit en particulier du recyclage d’éléments architecturaux calcaires transformés en chaux ou remployés tels quels en maçonnerie.

La Corse du Sud

Site archéologique d’Aléria, Le Fort, 20270 Aléria – tél. +33 (0)4 95 46 10 92 ou +33 (0)4 95 57 00 92 – https://www.isula.corsica/patrimoine/.

Nuitée à l’Hôtel La Solenzara***, quartier du Palais, 20145 Solenzara – tél. +33 (0)4 95 57 42 18 – www.lasolenzara.com: hôtel installé dans une demeure génoise du 18e siècle et bungalows à louer dans le jardin conduisant au port de plaisance et à ses restaurants. Piscine surplombant la mer.

Le jeudi, direction Levie en passant par le col de Bavella. Nous quittons le littoral et ses superbes plages pour entrer à l’intérieur des terres.

Le miel

A Quenza Alta Rocca, nous rencontrons une apicultrice passionnée. Elle produit, entre autres, du miel de châtaigneraie, certifié « AOP (Appellation d'Origine Protégée) Miel de Corse » en petite quantité. Ce miel est récolté à 800 mètres d’altitude, à la fin du mois d’août, dans la forêt quenzaise. Il s'harmonise autour du châtaignier, associé aux sous-bois et sa végétation environnante. L’Abi di Vannina créé par Vannina RECCO – 20122 Quenza Alta Rocca – tél. +33 (0)4 06 80 14 99 63

Le miel en Corse est un des produits phare de l’alimentation dans sa catégorie. Réputé comme étant particulièrement goûteux et riche en saveurs par les spécialistes, il puise son goût si délicieux dans la diversité des fleurs et des arbres que butinent les abeilles dans le maquis aux mille senteurs. Les producteurs pratiquent la transhumance pour offrir aux miellées les meilleurs nectars de chaque essence.

L’huile d’olive

La Corse du Sud

A Sainte-Lucie de Tallano, Jean-Christophe ARRII produit une huile d’olive « AOP Huile d'olive de Corse Récolte à l’ancienne», c’est-à-dire que l’huile est issue d’olives récoltées par chute naturelle dans des filets. Cette huile d’olive vierge est obtenue directement des olives et uniquement par des procédés mécaniques. Ce producteur récoltant a repris l’exploitation familiale, basée sur l'authenticité et le respect des traditions.

Au cœur de l'Alta Rocca les oliviers s’étendent sur des centaines d'hectares, dans un environnement naturel, depuis plus de 300 ans. La fabrication de l’huile d’olive est un savoir-faire respecté et transmis dans cette famille de génération en génération. Variété d'olive endémique, la Ghjermana di Tallà se récolte à maturité, d'octobre à février, en chute naturelle dans les filets. Cette technique de récolte ancestrale confère à l’huile un goût authentique d'olive noire, de fruit sec et de fleur de maquis.

U Palazzu – 20112 Sainte-Lucie de Tallano.

Le brocciu et la charcuterie corse

Nous déjeunons en plein cœur du village de Zonza, à l’Hôtel-restaurant de La Terrasse, Le Villlage, 20124 Zonza – tél. +33 (0)4 95 78 67 69 – www.hotel-delaterrasse-zonza.com : accueil chaleureux et familial. Menu corse avec charcuterie de porc noir, puis du brocciu – LE fromage frais incontournable de la gastronomie insulaire, fabriqué à partir du petit lait de chèvre ou de brebis (75% de la production de fromage corse sont de brebis et le reste de chèvre). Bénéficiant d’une AOP, le brocciu est à déguster nature tout simplement, en pâtisserie ou dans des préparations culinaires.

La Corse du Sud

Dîner et nuitée à l’Auberge & ferme A Pignata, route du Pianu, 20170 Levie – tél. +33 (0)4 95 78 41 90 – www.apignata.com : logement confortable, hammam, solarium et piscine chauffée intérieure. Isolée en pleine nature, l'auberge familiale A Pignata est située à 850 mètres d’altitude, au cœur de l’Alta-Rocca, à Levie. Charme et authenticité définissent ce havre de paix où l’on déguste une cuisine corse traditionnelle et généreuse. La charcuterie est faite maison avec les cochons noirs – porc «Nustrale» («le nôtre», en langue corse), race endémique à la Corse – de l'exploitation agricole familiale.

La ville natale de Napoléon Bonaparte

Le lendemain, vendredi, retour sur Ajaccio en passant par Propriano et le col Saint-Georges –l'un des principaux cols de Corse, se situant à 757 mètres d'altitude.

Déjeuner au Restaurant « Il Passeggero", 3 boulevard du Roi Jérôme, 20000 Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 21 30 52 : cuisine méditerranéenne d’un excellent rapport qualité/prix, emplacement idéal face au port.

La Corse du Sud

Découverte des principaux quartiers d’Ajaccio, puis visite du Musée national de la Maison Bonaparte. A la fin du 17e siècle, les Bonaparte s'installent dans une partie de la maison qui, depuis, porte leur nom. Peu à peu, ils essaient de s'attribuer la maison toute entière, étage par étage, et même, pièce par pièce, car la coutume corse subdivise alors la propriété à un point extrême. Napoléon y est né, le 15 août 1769.

Musée national de la Maison Bonaparte, rue Saint-Charles, 20000 Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 21 43 89 – https://affluences.com/maison-bonapartehttps://musees-nationaux-malmaison.fr/musee-maisonbonaparte/

Il y a, aujourd’hui, peu de noms de rues d’Ajaccio qui ne soient empruntés aux étapes de la carrière de Napoléon Bonaparte ou à un membre de sa famille : son oncle Fesch, ses frères, sa mère, son fils... Tous les 15 août, de grandes festivités célèbrent la date anniversaire de sa naissance.

La Corse du Sud

Dîner à L’Auberge ajaccienne, 4 rue Bonaparte, 20000 Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 26 19 30 – auberge-ajaccienne.com : cuisine corse. La cuisine corse est le fruit de son insularité et de son relief : cuisine méditerranéenne, à base de produits de la mer, mêlée à une robuste cuisine de montagne, à base de charcuterie – l’un des porte-drapeaux corses.

Nuitée à l’Hôtel**** -restaurant San Carlu, 8 boulevard Danielle Casanova, 20000 Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 21 13 84 – www.hotelsancarlu.com: au cœur du vieux quartier d’Ajaccio, avec vue sur la mer.

Samedi, avant de reprendre l’avion pour la Belgique, visite au Palais Fesch-Musée des Beaux-Arts. Musée d'art de la ville d'Ajaccio, le musée a été créé par le don fait à sa ville natale par le cardinal Joseph Fesch, oncle de Napoléon Bonaparte. Il possède une incroyable collection permanente de peintures italiennes.

La Corse du Sud

Musée Fesch, 50-52 rue Cardinal Fesch, 20000 Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 26 26 26 – www.musee-fesch.com

Selon ses aspirations et le type de séjour qu'il souhaite, chacun peut choisir la meilleure saison pour découvrir la Corse : printemps fleuri chargé de parfums du maquis, automne délicieux et mer conservant la chaleur de l'été, hiver sportif avec ski de randonnée, promenades en raquettes en montagne ou randonnées pédestres en bord de mer, sur les nombreux sentiers douaniers.


Josiane REGINSTER


Plus d’informations

www.visit-corsica.com

Office de Tourisme Intercommunal de Propriano et Sartène dans le Sartenais Valinco Taravo, 21 avenue Napoléon III, 20110 Propriano – tél. +33 (0)4 95 76 01 49 et 14 cours Soeur Amélie, 20100 Sartène – tél. +33 (0)4 95 77 15 40 – www.lacorsedesorigines.com

Office Municipal de Tourisme de Bonifacio, 2 rue Fred Scamaroni, 20169 Bonifacio – tél. +33 (0)4 95 73 11 88 – www.bonifacio.fr

Office de Tourisme Intercommunal de Porto-Vecchio, rue Maréchal Leclerc, 20137 Porto-Vecchio – tél. +33 (0)4 95 70 09 58 – https://www.ot-portovecchio.com/

Office de Tourisme de Zonza–Sainte Lucie de Porto-Vecchio, Mairie Annexe de Zonza, 20144 Zonza – tél. +33 (0)4 95 71 48 99

Office Intercommunal de Tourisme du Pays d’Ajaccio (OIT), 3 boulevard du Roi Jérôme – BP 21, Ajaccio – tél. +33 (0)4 95 51 53 03 – www.ajaccio-tourisme.com

Un guide corse privé pour individuel ou groupe ?

Jean-Pierre Defendini : guide-conférencier – tél. +33 (0)6 86 78 02 38.

Photos : 1. La marina de Porto-Vecchio – Crédit photographique : Sylvain Alessandri / 2. Monument circulaire central ou monument torréen de Filitosa – Crédit photographique : Famille C-A CESARI / 3. Seconde plus volumineuse statue-menhir de Corse, Filitosa V (3m de haut, 1m de large, plus de 2 tonnes) – Crédit photographique : Famille C-A CESARI / 4. Thermes du Domaine Rosa de Caldane (© www.sourcethermalecaldane) / 5. U Mulinu : une des bergeries du Domaine viticole de Saparale – Crédits Photos : Les Editions Corses & Antoine Périgot / 6. Maison de Maître avec sa tourelle d’angle du Domaine viticole de Saparale – Crédits Photos : Les Editions Corses & Antoine Périgot / 7. Falaises de Bonifacio – Crédit photographique : ATC-Sylvain Alessandri / 8. Site archéologique d’Aléria – Crédit photographique : Sylvain Alessandri / 9. Musée d’archéologie d’Aléria – Crédit photographique : Sylvain Alessandri / 10. Ancien moulin à huile de U Palazzu – 20112 Sainte-Lucie de Tallano – Crédit photographique : Grichka Beysson–Leandri / 11. Cochons corses sur le plateau d’Ese – Crédit photographique : ATC / 12. Rez-de-cour napoléonien du Musée Fesch à Ajaccio – Crédit photographique : ATC – S.Alessandri / 13. Fortifications d’Ajaccio – Crédit photographique : © 2022 - Les éditions corses / crédit : Pexels / 14.Vieux quartier d’Ajaccio – Crédit photographique : © 2022 - Les éditions corses / crédit : Pexels.

Article mis en ligne en août 2023

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Qu’on le nomme oenotourisme ou tourisme vitivinicole, ce tourisme d’agrément, associant découverte des régions et de leurs productions, occupe une grande place en France. La nouvelle appellation «Vallée du Rhône, Condrieu – Côte-Rôtie» vient d’être labellisée «Vignobles & Découvertes» par Atout France (Agence de développement touristique de la France). L’intérêt ? Proposer des événements et des animations mettant en scène les paysages et aussi les femmes et les hommes façonnant, à la main, les AOP Saint-Joseph, Côte-Rôtie et Condrieu. Cela commence avec «Le Fascinant Week-end Vignobles & Découvertes», à la mi-octobre – le rendez-vous oenotouristique majeur de l’année –, mobilisant une vingtaine de vignerons heureux de partager leur quotidien et leurs savoir-faire, autour d’événements oenotouristiques insolites.

A la rencontre de ce décor vertigineux

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Le temps d’un week-end prolongé, découvrons ces prestigieux vignobles si escarpés, si spectaculaires, si riches en histoire. On goûte, on teste, on apprend sur ces vins... mais pas que ! A pied, à vélo, ou en voiture, on relie Annonay en Ardèche à Vienne en Isère (environ 45 km), en passant par Chavanay dans la Loire et Condrieu dans le Rhône. Ce parcours est jalonné d’innombrables activités entre escales gustatives, culturelles et actives. Le tout le long du majestueux fleuve Rhône, entre coteaux, collines et petites bourgades.

Au nord du Département de l’Ardèche, première étape à la Cave de Saint-Désirat. Ouverte depuis 1960, rénovée et réaménagée en 2017 avec des matériaux nobles liant pierres, bois et acier sur 500 m², elle est située sur les vignobles bordant la rive droite du Rhône dans l’AOP Saint-Joseph. Sur les terrasses exposées au soleil, soutenues par des murets de pierres sèches, les cépages syrah, roussanne, marsanne et viognier font des merveilles. A l’écoute de la nature et du terroir, cette cave rassemble 350 vignerons qui vendangent exclusivement à la main.

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Cave Saint-Désirat, quartier Tine Rodet n°8, 07340 Saint-Désirat – tél. +33 (0)4 75 34 22 05 – www.cave-saint-desirat.com

Historiquement connu pour ses dynasties de mariniers ou maîtres d’équipage, le village de Serrières mérite une étape au Musée des Mariniers. Poursuivons avec un déjeuner au Restaurant Le Bateau d’Emile. Récompensée par le titre de Maître Restaurateur, cette adresse est un clin d’œil au film éponyme franco-italien de Denys de La Patellière, adapté d’une nouvelle de Georges Simenon. Ici, les plats sont équilibrés et proposent des saveurs simples et pures osant des mélanges surprenants.

Restaurant & bar à vin Le Bateau d’Emile (Stéphanie & Benoît Durieux), 65 quai Jules Roche, 07340 Serrières – tél. +33 (0)4 75 34 01 11 – www.bateau-emile.fr

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Depuis le village de Serrières, le long du Rhône, à quelques minutes du Parc naturel régional du Pilat sur les contreforts du Massif Central, de nombreuses balades à pied ou à vélo sont possibles. Pas loin de 1500 km de sentiers pédestres sont balisés et aménagés dont les incontournables GR7, GR42 et GR65.

Dans l’après-midi, départ pour Limony, réputé pour ses cerises et son Saint-Joseph. Balade dans le vignoble avec étape au Domaine Louis Chèze. Ce domaine familial, établi sur les hauteurs de Limony, a été repris en 1978 par Louis Chèze. La Cave Chèze entretient son vignoble suivant les caractéristiques de chacune des parcelles. Le vignoble est travaillé en palissage si la pente le permet, ou en échalas pour les coteaux.

Cave Louis Chèze, Pangon, 07340 Limony – tél. +33 (0)4 75 34 02 88 – www.domainecheze.com

Fin de journée, changement de rythme pour vivre une expérience unique au Safari de Peaugres. On assiste au nourrissage des ours et des loups. Situé en plein cœur de l’Ardèche, le Safari de Peaugres est le plus grand parc animalier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Dans un cadre naturel exceptionnel de 80 hectares, avec plus de 1300 animaux et 136 espèces animales, il a pour principales missions la conservation, l’éducation et la recherche. Sa particularité? Il offre aux visiteurs deux parcs en un : un circuit voiture et un circuit à pied. Lancé en été 2021, un hébergement insolite – une nuit dans une des 20 cabanes perchées, tout confort, du parc – propose, toute l’année, une immersion inédite sur le territoire des ours noirs et des loups arctiques. Loin de l’agitation urbaine, cette étape canadienne exceptionnelle rime avec verdure, calme et sérénité. Ces lodges, de 30 à 60 m², fabriqués en France, de manière écoresponsable, sont thématisés selon un animal emblématique du Grand Nord canadien.

En octobre, le Safari de Peaugres propose les «vendredis Wine». De 19h à 20h30, des producteurs et des viticulteurs du coin présentent et font goûter leurs vins régionaux, comme le Saint-Joseph, le Viognier, le Condrieu… aux hôtes des cabanes. L’offre inclut, entre autres, une nuit en cabane perchée, une dégustation œnologique accompagnée d’une planche ardéchoise avec charcuteries et fromages du cru, ainsi que le petit déjeuner (249 € pour 2 adultes).

Safari de Peaugres, 07340 Peaugres – tél. +33 (0)4 75 33 00 32 – www.safari-peaugres.com

En début de soirée, retour à Serrières pour le dîner et le repos nocturne à l'Hôtel Schaeffer, avec une très belle vue sur le pont suspendu enjambant le Rhône. Ce trois étoiles familial est tenu par les 3e et 4e générations. Il possède un restaurant gastronomique, proposant une cuisine contemporaine à base de produits frais et autant que possible régionaux.

Hôtel*** & restaurant Schaeffer, 34 quai Jules Roche, 07340 Serrières – tél. +33 (0)4 75 34 00 07 – www.hotel-schaeffer.com. Restaurant Saint-Georges : Maître Restaurateur et 2 toques Gault & Millau.

Le deuxième jour se déroule entre les Départements de la Loire et du Rhône.

Départ pour le haut du coteau de Chavanay, sur la rive droite du Rhône, à 50 km au sud de Lyon. Visite découverte du Domaine Verzier. Au départ (en 1828), la propriété était en polyculture et possédait des vaches et des chèvres. A la génération suivante, Philippe – actuel propriétaire – a voulu se consacrer exclusivement à la culture de la vigne et à la production de son vin. Actuellement, son vignoble – en bio et biodynamie – occupe 14,7 hectares partagés entre la production de Saint-Joseph rouge et blanc, de Condrieu, et de Vin de Pays des Collines Rhodaniennes. Ses deux fils, Maxime et Alexis, sont venus renforcer l’équipe. L’aîné, Maxime, participe aussi, avec d’autres vignerons, à la renaissance d’un vignoble à Vienne-Seyssuel, en cours de démarche pour obtenir l’AOP des Côtes-du-Rhône : le vignoble de Vitis Vienna, dont l’origine remonte à l’époque romaine. La production de la première cuvée des vins de Vienne a eu lieu en 1998. Voici sa carte d’identité : IGP (Indication Géographique Protégée) Collines Rhodaniennes – AOP (Appellation d'Origine Protégée) en cours – Vin rouge et vin blanc – Cépages originaires de la région : syrah et viognier – 60 hectares cultivés – Vignoble replanté depuis 1996. www.vitisvienna.com

Domaine Verzier, 7 Lieu-Dit Izeras, 42410 Chavanay – tél. +33 (0)4 74 87 06 36 – www.vignobles-verzier-chanteperdrix.com: boutique en ligne RestonsEnVigne.fr

Ensuite, déjeuner au Restaurant Les Terrasses du Rozay à Condrieu. Ce joli restaurant – ouvert en juillet 2022 – offre une très belle terrasse avec vue sur le Crêt de l’Oeillon, deuxième sommet le plus remarquable du Pilat. Ici, la cuisine vit au rythme des quatre saisons en se fournissant au marché ou auprès des producteurs locaux.

Restaurant Les Terrasses du Rozay (Mickaël & Aurélie Papetti), 32 montée du Rozay, 69420 Condrieu – tél. +33 (0)4 74 53 52 91 – www.facebook.com/terrassesdurozay

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Début d’après-midi, cap sur Ampuis à la découverte du Caveau du Château Guigal et de son espace muséal. Installé à Ampuis dans une belle demeure du 19e siècle, ayant appartenu à Vidal-Fleury, ce lieu œnotouristique de 3 étages, imaginé par la famille Guigal, est tout à la fois un musée, un espace de dégustation-vente et un lieu de séminaire et d’incentive. Ouvert en juin 2020, le Caveau du Château présente les vins du Domaine de Bonserine, de la Maison Vidal-Fleury et du Château de Nalys aux côtés du Domaine E. Guigal.

Caveau du Château (Domaine E. Guigal), route de la Roche, 69420 Ampuis – tél. +33 (0)4 58 17 08 70 – www.lecaveauduchateau.com

La ViaRhôna est un itinéraire cyclable aménagé le long ou à proximité immédiate du Rhône pour permettre une itinérance au fil du fleuve. Le tronçon entre Saint-Romain-en-Gal et Sablons vient de bénéficier d’un aménagement innovant. Aux abords de l’Île du Beurre, un revêtement éco-conçu, composé de graviers locaux et d’un produit d’origine végétale issu de l’industrie papetière, a été appliqué. Ce procédé unique en France, écoresponsable, a l’avantage de drainer les pluies. Sa couleur ocre se fond dans le paysage. Cette étape de la ViaRhôna offre une grande variété de paysages. Sur la piste, on traverse Vienne, ancienne capitale de la Gaule romaine. On longe les vignobles en terrasse, dont la prestigieuse appellation Côte-Rôtie et les premiers vergers de la vallée du Rhône. On s’offre une halte grandeur nature à l’Île du Beurre, témoin du Rhône sauvage. www.viarhona.com

A noter que le Pavillon du tourisme de Vienne Condrieu propose un service de locations de vélos mécaniques ou électriques. www.vienne-condrieu.com

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Fin d’après-midi, visite de la Maison Colombier dont la renommée est fondée sur les 6 hectares de poiriers Williams desquels est tirée la célèbre eau-de-vie. Les poires récoltées sont destinées à la distillerie et à des douceurs à base de poire (chocolat, par exemple).

Dès les années 1930, le Chef Fernand Point – premier chef cuisinier français à obtenir une troisième étoile au Guide Michelin, en 1933 (jusqu'en 1955) –, enthousiasmé par la finesse et le fruité du breuvage, demanda à son ami, Joannès Colombier, de lui réserver sa production afin qu’elle soit exclusivement consommée dans son restaurant «La Pyramide» à Vienne – référence de la gastronomie française, qu’il dirigea de 1925 à 1955 –, avant que le produit ne soit distribué dans d’autres institutions «haut de gamme». Dans les années 1960, l'eau-de-vie de la Maison Colombier entra dans les magasins spécialisés.

Maison Colombier Earl (Sophie & Stéphane Jay), 523 route de Marennes, 38200 Villette-de-Vienne – boutique : tél. +33 (0)4 74 57 98 05 – www.poire-colombier.com

Début de soirée, direction Chonas-l’Amballan (à 15 minutes de Vienne), installation au Domaine de Clairefontaine, à l’Hôtel 4 étoiles Les Jardins, suivi du dîner au Bistrot, restaurant de l’Hôtel 3 étoiles Le Cottage de Clairefontaine.

Le Domaine, les Jardins et le Cottage jouissent d’une situation privilégiée, dans une commune rurale de charme, à 10 km de Vienne et à 40 km au sud de Lyon. Ils appartiennent à Philippe Girardon, Meilleur Ouvrier de France 1997 et Chef 1 étoile Michelin.

Domaine de Clairefontaine, 105 chemin des Fontanettes, 38121 Chonas-l’Amballan – tél. +33 (0)4 74 58 81 52 – www.domaine-de-clairefontaine.fr : dans un magnifique parc, avec un bassin aux cygnes, l’hôtel Les Jardins a été créé dans les anciennes écuries du Domaine. La Table de Philippe Girardon est un restaurant gastronomique étoilé au Guide Michelin (1 macaron Michelin depuis 1993), dans un élégant manoir du 17e siècle, au décor épuré.

Le Cottage de Clairefontaine, 616 chemin du Marais, 38121 Chonas-l’Amballan – tél. +33 (0)4 74 58 83 28 : son restaurant, Le Bistrot, est distingué d’un Bib Gourmand Michelin. Cuisine de terroir, faite maison en collaboration avec les producteurs locaux éco-responsables, pleine de saveurs et à base de produits frais et de saison. Menu 3 services à 32 €.

Au petit matin du troisième jour, départ pour le Département de l’Isère, de l’autre côté du Rhône, sur la rive gauche.

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Escapade gustative sur le marché de Vienne, tradition se transmettant de générations en générations depuis le 13e siècle. Spectacle vivant et gourmand, le deuxième plus grand marché permanent de France avec ses 350 étals est un incontournable de la destination. L’occasion pour les lève-tôt de croiser les deux chefs étoilés du coin, Philippe Girardon et Patrick Henriroux – auréolé de deux étoiles au Guide Michelin (depuis 1992) qui a repris, depuis 1989, le célèbre Restaurant La Pyramide, créé par le Chef Fernand Point.

Hôtel Restaurant La Pyramide, 14 boulevard Fernand Point, 38200 Vienne – tél. +33 (0)4 74 53 01 96 – www.lapyramide.com

Oenotourisme dans la Vallée du Rhône Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

A vélo électrique ou à pied, l’exploration de Vienne et de son patrimoine romain n’a pas de limites. Temple d’Auguste et de Livie, Théâtre Antique, Pyramide... Pour embrasser ce patrimoine unique, rien de mieux que l’ascension de la colline de Pipet, dominant la cité antique et offrant une superbe vue sur le fleuve et les coteaux.


Oenotourisme dans la Vallée du Rhône

Ensuite, plongée dans l’histoire gallo-romaine au Musée de Saint-Romain-en-Gal/Vienne. Unique musée du Département du Rhône (Eh oui, nous sommes repassés sur l’autre rive du fleuve! Cela paraît compliqué, mais, sur place, c’est beaucoup plus simple à comprendre), il est implanté sur un site gallo-romain de 7 hectares, sur la rive droite du Rhône. Construit sur un des sites archéologiques les plus importants de France, ce «Musée de France» emmène le visiteur 2000 ans en arrière, dans un vaste quartier artisanal et résidentiel de l’une des plus riches cités de la Gaule romaine, Vienna. Il dévoile un remarquable ensemble de mosaïques et de peintures murales, des objets témoignant de la vie matérielle et des activités des habitants et une dizaine de maquettes restituant la ville, les entrepôts et les grandes maisons à l’époque romaine.

Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal/Vienne, 386 route départementale, 69560 Saint-Romain-en-Gal – tél. +33 (0)4 74 53 74 01 – musee-site.rhone.fr

Le périple se termine par un déjeuner au Restaurant Les Nymphéas. A 10 minutes au sud de Lyon, et à 10 minutes au nord de Vienne, apparaît, à l'abri des regards, un ravissant écrin de nature, entourant une maison forte du 17e siècle, entièrement rénovée. Nous sommes arrivés dans l’immense Domaine de Gorneton!

Le Domaine de Gorneton, 712 chemin de Violans, 38670 Chasse-sur-Rhône – tél. +33 (0)6 34 66 10 61 ou +33 (0)6 34 66 10 55 – www.ledomainedegorneton.com: chambres d’hôtes, organisation de séminaires et d’événements.

Dans le domaine, Restaurant Les Nymphéas, 680 chemin de Violans, 38670 Chasse-sur-Rhône – tél. +33 (0)4 87 76 85 15: Maître Restaurateur. Cuisine traditionnelle élaborée avec des produits locaux. Menu 3 services, sur réservation.

Josiane REGINSTER

Article mis en ligne en mars 2023

Pour se déplacer sans souci

Rhône Trip : tél. +33 (0)6 48 11 09 91 – www.rhonetrip.com: agence locale spécialisée en visite de caves et dégustation de vins. Prestations sur mesure à la demande, en minibus de huit places, soit en formules privées, soit en formules partagées.

Photos : 1. Domaine La Varia – E. Guigal à Ampuis – Côte-Rôtie – © E. GUIGAL SAS – Stéphane Chalaye Photographie / 2. Le Safari de Peaugres – Espace canadienne en cabane perchée – © Safari de Peaugres / 3. Oursons noirs – © Safari de Peaugres / 4. Le Caveau du Château Guigal / 5. Verger de la Distillerie Colombier à Villette-de-Vienne – © S. Jay / 6. Marché de Vienne – 2e plus grand marché de France – © Nicolas Combe / 7. Vue panoramique de Vienne et du Théâtre Antique – © Henry Landeau / 8. Temple d'Auguste et Livie – © Henry Landeau / 9. Mosaïque Orphée – Musée Saint-Romain-en-Gal/Vienne – © Paul Veysseyre

S'évader en Bourgogne et/ou dans les Montagnes du Jura
S'évader en Bourgogne et/ou dans les Montagnes du Jura

La Bourgogne se décline en une palette de découvertes allant de ses prestigieux vignobles de réputation internationale à son patrimoine architectural.

Pour s'éloigner temporairement de la frénésie du quotidien, les Montagnes du Jura offrent une nature omniprésente et préservée, des lacs scintillants, des forêts d'épicéas, des cascades, des grottes et des vues imprenables.

S'évader en Bourgogne et/ou dans les Montagnes du Jura

Découvrir le travail de la vigne, l'art de la vinification, la mosaïque des terroirs, les cépages et la notion de climat, est ce que permet, dès ce printemps, La Cité des Climats et des Vins de Bourgogne qui ouvre ses portes dans trois vignobles emblématiques de la Bourgogne : Beaune, capitale incontestée des vins de Bourgogne, Chablis, porte d'entrée au Nord, et Mâcon, porte d'entrée au Sud de la région. La Cité des Climats et des Vins de Bourgogne offre une approche globale de la Bourgogne viticole à travers trois parcours de visite complémentaires mettant en lumière les spécificités de chaque territoire. L'accent sera également mis sur les sensations tactiles, visuelles, olfactives et acoustiques.

S'évader en Bourgogne et/ou dans les Montagnes du Jura

Le 28 janvier 1873, Sidonie Gabrielle Colette naissait dans sa maison de Saint-Sauveur en Puisaye. A l'occasion des 150 ans de la naissance de Colette, figure emblématique de la Puisaye, la Maison et le Musée Colette s'associent pour proposer une exposition qui sera présentée, du 24 juin à début novembre 2023, dans les deux lieux. Baptisée «Passion Colette», elle retracera la vie de l'autrice sous un nouveau jour, appuyée par des documents issus de collections privées, jamais présentées au public. Cette femme de lettres – qui se classe parmi les meilleurs écrivains du 20e siècle – se considérait aussi comme journaliste. Dès 1895, elle collabore à la Cocarde de Maurice Barrès, puis devient directrice littéraire du journal Le Matin. Elle collaborera ensuite au Figaro, à Vogue, Paris Soir et Marie-Claire.

Au début du 20e siècle, la romancière a séjourné plusieurs mois par an à quelques kilomètres de Besançon, dans le Doubs. Sa maison de campagne de style Directoire, propriété de la ville de Besançon, s'ouvre au public lors d'événements ponctuels.

C.FARINONE

www.bourgogne-tourisme.com - www.besancon-tourisme.com - www.montagnes-du-jura.com

Photos : 1. La Cité des Climats et vins-Beaune nuit – © Siz-lx Architectes / 2. Portrait de Colette – © La Maison de Colette / 3. Besançon dans le Doubs.

Article mis en ligne en février 2023

Les perles de la Drôme

Situé dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département de la Drôme doit son nom à la rivière Drôme qui y prend sa source et le traverse d’est en ouest. Dotée d’un relief marqué, passant allègrement des 2.400 mètres à 60 mètres d’altitude, la Drôme bénéficie d’un panel de climats entraînant une diversité particulièrement importante de la faune et de la flore. Terre de contrastes, d’ombre et de lumière, d’histoire et de passion, la Drôme s’épanouit entre Rhône et Vercors, aux portes de la Provence, dont elle a déjà, passé Valence, la petite pointe d’accent chaleureux, ensoleillé et parfumé. Potiers, sculpteurs, peintres donnent rendez-vous aux visiteurs dans leurs ateliers entre Vallée de la Drôme et Drôme provençale. Au nord de la Vallée de la Drôme, il existe la Drôme des collines, plus secrète et plus verte, marquant une transition douce entre la montagne et la plaine, les Alpes et la Provence.

Les villages perchés

Dans tout le sud-est de la France, un village sur deux est de ce type et les villages perchés de la Drôme constituent un exemple remarquable de ce vaste ensemble.

Mirmande

Au cœur de la Drôme provençale, Mirmande est une cité médiévale pleine de charme et d'authenticité, née au 12e siècle. Cachées derrière les remparts, entrelacées dans un labyrinthe de ruelles, les maisons de Mirmande ont conservé leurs belles façades de pierres et leurs vieilles portes. Derrière ses murs, de jolis jardins exhalent des parfums d’iris et de plantes aromatiques. Le village connut son apogée, au 19e siècle, avec l'élevage du vers à soie (sériculture), avant de se reconvertir dans la production de fruits. Classé parmi les «Plus Beaux Villages de France», Mirmande attire et séduit. En 2017, le village a été choisi comme lieu de tournage du film «L’incroyable histoire du Facteur Cheval» du réalisateur Nils Tavernier. Véritable équilibre entre patrimoine et énergie locale, Mirmande conjugue la richesse d’hier avec le dynamisme d’aujourd’hui et ses nombreuses galeries d’art et d’artisanat. www.mirmande.org

Cliousclat

A deux pas de Mirmande, ce joli petit village de potiers s’étire sur sa colline. Depuis toujours, l'histoire de la poterie traditionnelle artisanale se raconte à «Cliou». La Fabrique de Poteries de Cliousclat – inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques – fait encore entendre la douce musique de ses tours centenaires. www.lafabriquedecliou.com

Dieulefit

Au Pays de Dieulefit-Bourdeaux, le travail de la terre est une tradition ancestrale, remontant à l’époque gallo-romaine, grâce aux carrières d’argile. L’apogée de cet artisanat se situa au 19e siècle avec une centaine d’ateliers. La poterie d’art donnera un souffle nouveau au travail de la terre, dans les années 1925, sous l’impulsion d’Etienne Noël, potier, maître-verrier et peintre. Aujourd’hui, de nombreux artisans potiers perpétuent cette longue tradition. Classée station touristique, Dieulefit bénéficie à la fois d’un environnement et d’un patrimoine protégés, d’une tradition potière qui fait sa renommée, de qualités climatiques ayant favorisé l’installation de maisons de santé spécialisées dans les domaines pulmonaires et cardio-vasculaires. L’Office de Tourisme de Dieulefit organise une visite guidée de la «Viale», c’est-à-dire du centre ancien avec ses vieilles ruelles et ses monuments emblématiques. www.dieulefit-tourisme.com

Poët-Laval

Les perles de la Drôme

A 4 kilomètres de Dieulefit, ce village médiéval perché, fondé au 12e siècle par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, conserve encore les remparts du 14e siècle, ainsi que le donjon de l’ancienne commanderie des chevaliers de Malte. Aménagé dans une demeure du 14e siècle, le Musée du Protestantisme dauphinois devint un temple protestant en 1622. C’est l’un des trois temples à ne pas avoir été détruit à la Révocation de l’Edit de Nantes, en 1685.

Le Circuit rouge de 58 kilomètres «Sur les pas des Huguenots» – sentier pédestre international de grande randonnée (portion française homologuée GR 965) démarrant au Poët-Laval – rend hommage à l’exil des protestants suite à la Révocation, par le roi de France Louis XIV, de l’Edit de Nantes qui, depuis 1598, leur accordait une certaine liberté. Ce parcours de 1.600 kilomètres jusqu’à Bad Karlshafen en Allemagne, passant par Genève puis Francfort-sur-le-Main, suit le tracé historique de l’exil des Huguenots dauphinois vers la Suisse et l’Allemagne. www.surlespasdeshuguenots.eu

Les incontournables

La ville de Valence

Les perles de la Drôme

Valence (environ 65.000 habitants) est le chef-lieu du Département, où est implantée la Préfecture. La vieille ville avec ses rues commerçantes et piétonnes s’ouvre sur des places aux terrasses ombragées. Ne manquez pas d’admirer ses principaux trésors architecturaux parmi lesquels la Maison des Têtes du 16e siècle avec ses nombreuses têtes sculptées en façade ; le Pendentif, monument funéraire en forme d’arc de triomphe, bâti au 16e siècle dans le cloître de la Cathédrale. Célèbre dès le 17e siècle pour la perfection de sa voûte, le Pendentif fut l'un des premiers monuments classés en France.

Le Musée d’Art et d’Archéologie de Valence, installé dans l’ancien palais épiscopal, puis agrandi grâce à des extensions contemporaines – soulignées en particulier par la transparence d’un belvédère, offrant un exceptionnel point de vue à 360° sur la vallée du Rhône et les montagnes de l’Ardèche et du Vercors –, affirme sa double identité de musée d’Art et d’Archéologie. Le parcours des collections offre un large panorama de l’histoire de l’homme et des arts, de la préhistoire régionale à l’art contemporain. Sa collection d’art comprend, entre autres, le remarquable ensemble de peintures et dessins d’Hubert Robert (1733-1808), peintre de ruine et de paysages, – le troisième au monde avec ceux des musées du Louvre à Paris et de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg –, proposant une vision du «sentiment de la nature» et du goût pour l’antique développés au 18e siècle. Autre œuvre à souligner, l’exceptionnel papier-peint du début du 19e siècle de la Manufacture Joseph Dufour intitulé «La Galerie mythologique».

Le Palais idéal du facteur Cheval à Hauterives

Les perles de la Drôme

Monument historique unique au monde, fruit du travail d’un seul homme, il continue de fasciner les plus grands artistes, comme les simples visiteurs.

En 1879, lors de sa tournée de facteur rural dans la Drôme des Collines, Ferdinand Cheval (1836-1924) buta sur une pierre si bizarre qu’elle réveilla un rêve. Autodidacte, il bâtit obstinément, la plupart du temps la nuit à la lumière des bougies, pendant 33 ans, un palais surréaliste, inspiré par la nature, les magazines illustrés et les cartes postales qu’il distribuait. Parcourant chaque jour une trentaine de kilomètres pour ses tournées piétonnes de facteur en pleine campagne, il ramassait des pierres, aidé de sa fidèle brouette, et les accumulait pour s’en servir comme matériaux de construction.

Peuplé d’un incroyable bestiaire, mais aussi de fées, de géants, de personnages mythologiques, son Palais, aussi inclassable qu’universel, contient des architectures de tous les continents. Il l’acheva à l’âge de 76 ans.

Ensuite, durant 8 ans, Ferdinand Cheval construisit son tombeau, tout aussi singulier, au cimetière du village de Hauterives. Il y fut enterré quand il décéda à 88 ans.

Le Palais idéal fut classé «Monument Historique» en 1969, par André Malraux, alors Ministre de la Culture.

Du 15 mai au 6 novembre 2022, l’artiste français, de renommée internationale, Jean-Michel Othoniel (1964) a été invité à réaliser «Le rêve de l’eau», une merveilleuse œuvre dialoguant parfaitement, à travers les âges, avec l’étonnante réalisation du facteur Cheval. Ayant un rapport particulier avec le Palais idéal qu’il connaît depuis son enfance, l’artiste plasticien sculpteur a réactivé des éléments existants du Palais pour les intégrer dans sa propre création imaginée spécialement pour le lieu, se développant autour de deux éléments principaux, l’eau et la lumière – fontaines réalisées en verre de Murano rose et bleu et en verre miroité bleu indien, sculpture de briques dorées en verre miroité ambre indien, oriflammes en verre de Murano, sculptures lumineuses en verre servant de plafonniers à l’intérieur du bâtiment, vitraux venant colorer la lumière pénétrant dans la galerie, installations de mise en eau –, rendant ainsi visible la correspondance entre les deux constructions. L’intervention de Jean-Michel Othoniel a rendu vivant le rêve du facteur Cheval : que le Palais soit animé de jeux d’eau, de fontaines et de cascades.

Le défi consistant à faire rentrer la création contemporaine dans l’œuvre du facteur Cheval – une première – a été complètement réussi !

La Tour de Crest

Les perles de la Drôme

Dominant la vallée de la Drôme, la Tour de Crest (prononcer «crè») surveille la cité et l’entrée des Alpes, au sud du massif du Vercors. Du haut de la Tour, la vue porte jusqu’aux monts d’Ardèche, de l’autre côté du Rhône.

La construction de la tour débuta au 12e siècle. Elle constituait l’élément majeur d’un imposant château que se disputèrent les comtes de Valentinois et les évêques-comtes de Die. Parfaite illustration d’un système de défense au Moyen Age, ses dimensions et sa hauteur de 52 mètres en font, aujourd’hui, le plus haut donjon de France (257 marches !).

En 1419, le comté de Valentinois et le château de Crest devinrent propriété des rois de France. En 1633, sous le règne de Louis XIII, le château fut démantelé, mais la tour fut conservée pour servir de prison d’Etat. Des hommes de bonne famille furent enfermés dans la tour, sur simple lettre de cachet signée du roi. Après la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, de nombreux protestants y furent aussi détenus. Symbole de l’arbitraire royal, la Tour fut surnommée la «Bastille du Sud». En 1851, les opposants républicains au coup d’Etat de Napoléon III furent les derniers prisonniers à y être enfermés.

Le château de Grignan

Les perles de la Drôme

Au cœur de la Drôme provençale, ce monument historique témoigne de l’architecture de la Renaissance et du 17e siècle français. Dominant l’un des plus beaux villages de France, sa majesté et sa beauté s’imposent au regard depuis les quatre points cardinaux.

Au 17e siècle, François de Grignan (1632-1714) épousa Françoise Marguerite de Sévigné (1646-1705), fille de Marie de Rabutin Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696). Louis XIV nomma le comte à la haute fonction de lieutenant général au gouvernement de Provence.

La comtesse de Grignan entretenait avec sa mère, la marquise de Sévigné, une correspondance régulière, illustrant la vie de la famille en Provence ainsi que les facéties du siècle de Louis XIV et de ses grandes figures. Vivant entre Paris et la Bretagne, la marquise de Sévigné effectua au Château de Grignan trois séjours, recouvrant une durée de quatre ans. Elle y décéda le 17 avril 1696 et repose dans la Collégiale Saint-Sauveur de Grignan. Publiée dès le 18e siècle, la correspondance de Madame de Sévigné connaissait dès lors un immense succès. La figure emblématique de la marquise de Sévigné porta la renommée du château au-delà des frontières.

Acquis par le Département de la Drôme en 1979, l’édifice a été labellisé «Musée de France», en 2002, confortant ainsi l’intérêt patrimonial et l’attractivité du château.

Chaque été, lors des «Fêtes nocturnes» – inspirées des grandes fêtes données par le comte de Grignan dans son château de Provence –, une création théâtrale originale est produite puis jouée devant la façade monumentale du château.

Dans le village de Grignan, il faut déambuler le long des ruelles fleuries de roses anciennes, pénétrer dans les boutiques artisanales, pousser les portes des vieilles demeures de pierre, et se rafraîchir au bord du très beau lavoir de style néoclassique, avec son bassin circulaire entouré de seize colonnes doriques surmontées d'un dôme. Une riche programmation culturelle fait vivre le village toute l'année. www.grignanvalreas-tourisme.com

Les spécialités

Le nougat

A Montélimar, sur la mythique Nationale 7 – l’ancienne route des vacances vers le Sud (et le soleil) pour bon nombre de Belges, jusqu’en 1968, année de l’inauguration de la nouvelle autoroute – la Maison Arnaud-Soubeyran est la plus ancienne fabrique de nougat encore en activité. Depuis 1837, la tradition se perpétue avec la cuisson au chaudron, en sélectionnant des ingrédients de qualité, issus du terroir. Les différentes étapes d’élaboration du nougat peuvent être observées à travers les vitres.

D’autres confiseries provençales sont également fabriquées sur place : calissons, fruits secs enrobés de chocolat, guimauves à l’ancienne, caramels et biscuits au beurre.

Installé au sein de la fabrique, le Musée du nougat est un lieu unique à Montélimar. L’histoire du nougat y est retracée depuis ses origines. Particularité du parcours pédagogique : la vie des abeilles est racontée de manière très complète et ludique, et la découverte de la «Ruche sonore» – immersion acoustique au fil des 4 saisons de la vie des abeilles – est une expérience fascinante pour les petits comme pour les grands. La visite se termine par une dégustation commentée, grâce à votre «billet gourmand».

La lavande

Les perles de la Drôme

Dans les premiers départements bio de France, la Drôme est notamment leader mondial de la production des PPAM (Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales). Ces plantes, produites dans la Drôme, se retrouvent dans les espaces bien-être, utilisées sous forme d’huiles essentielles principalement, d’eaux florales ou encore de cosmétiques bio.

Sur le territoire de la Drôme, on distingue trois espèces de lavande : la lavande aspic pousse jusqu’à environ 500 mètres d’altitude; la lavande fine se plaît au-delà des 500 mètres d’altitude. Le lavandin – résultat de l’hybridation naturelle, par les insectes pollinisateurs, des deux espèces précédentes – représente actuellement 90% des cultures.

Nombreux sont les produits dérivés de la lavande – en fleur de mi-juin à mi-juillet : huiles essentielles, eaux florales, tisanes, savons, …

Odile Guerpillon Tassi, propriétaire du domaine L’Essentiel de lavande, fait fabriquer une gamme complète de produits bio issus de ses cultures, qu’elle présente dans sa boutique : huiles essentielles, cosmétiques, infusions et même une délicieuse crème glacée à la lavande… Elle explique à ses visiteurs le parcours de la lavande, de la culture à la fabrication d’huiles essentielles. Elle organise des ateliers de fabrication de cosmétiques. Des massages, au milieu des champs de lavande, sont pratiqués par des professionnels. Et des pique-niques haut de gamme peuvent être réservés, dont le dessert est… cette savoureuse crème glacée à la lavande !

Le vin

L’oenotourisme occupe une grande place dans le département. Avec près de 20.000 hectares de vignes, du nord au sud du département, la viticulture drômoise est étendue sur tout le territoire et très diversifiée. En grande majorité, ce sont des vins AOP (96.5% de la production) et en IGP.

Depuis octobre 2014, la destination «Drôme Provençale» a reçu le label «Vignobles & Découvertes». Elle offre une sélection de 32 caves, 18 hébergements, 14 restaurants, 18 sites de visites dont le Château de Grignan, 18 activités de loisirs, 10 évènements, 4 Offices de Tourisme. Ce terroir – au cœur des Côtes du Rhône Méridionales – est celui du Cru de Vinsobres, de l’AOP Grignan-les-Adhémar et de l’IGP Coteaux des Baronnies. Ce sont tous les paysages de la Drôme Provençale qui, de la vallée du Rhône aux moyennes montagnes des Baronnies, sont façonnés par la culture de la vigne, intimement liée à celle des vergers d’abricotiers, des champs de lavande, des truffières… offrant ainsi aux visiteurs une véritable mosaïque colorée aux multiples saveurs et senteurs.

Ancienne ferme du Château de Grignan, le Domaine de Montine possède un vignoble situé sur les terroirs des appellations Grignan-les-Adhémar, Côtes du Rhône et Cru de Vinsobres. La troisième et la quatrième génération de vignerons de la famille Monteillet font découvrir, toute l’année, chacune des étapes de la fabrication de leurs vins. L‘exploitation de chênes truffiers et de lavande complète la production de cette Maison.

L'appellation Grignan-les-Adhémar concerne en grande majorité des rouges (85% de la production), formant un mariage réussi de 5 principaux cépages : Syrah, Grenache, Mourvèdre, Carignan et Cinsault. Leur robe est lumineuse, variant du rubis vif au rouge sombre. Le nez découvre des arômes d’épices (cannelle, poivre et vanille), des parfums de fruits rouges et des notes de réglisse. Ils sont longs et souples en bouche. Les plus fruités accepteront volontiers d’être bus jeunes et frais, mais les vins à dominante Syrah dévoileront tout leur potentiel s’ils sont conservés au moins 10 ans. À table, on les sert entre 14 et 15°, ils accompagnent tout le repas. www.grignan-adhemar-vin.fr

Le Café des Vignerons, au cœur de Grignan, invite à la découverte et à la dégustation des vins de l’ensemble des caves de l’AOP Grignan-les-Adhémar, au prix «caveau». Le Chef du Restaurant Le Clair de la Plume réalise les tapas en accord avec les vins de l’appellation locale. Chaque jeudi, un des vignerons de l'appellation vient animer des dégustations.

Josiane REGINSTER

Article mis en ligne en janvier 2023

Où se délecter et s’endormir ?

Hôtel Victoria****, 37 rue Denis Papin, 26000 Valence (France) – tél. +33 (0)4 28 99 01 60 – www.hotel-victoria-valence.fr : en face de la gare. Façade classée et chambres rénovées dans un style «british». Excellent petit-déjeuner, très diversifié.

André, Maison Pic, 285 avenue Victor Hugo, 26000 Valence (France) – tél. +33 (0)4 75 44 15 32 – www.anne-sophie-pic.com: 2e adresse de la cheffe Anne-Sophie Pic, 3 étoiles au Guide Michelin. Style bistrot convivial, cuisine traditionnelle avec un délicieux menu à 43 €.

Restaurant Margot, Le village, 26270 Mirmande (France) – tél. +33 (0)4 75 63 08 05 – www.restaurantmargot.fr: cuisine traditionnelle, raffinée, agrémentée de touches exotiques, dans une sympathique maison typique, au centre du village.

Hôtel de charme*** et Restaurant Les Hospitaliers, 95 place Yvon Morin, 26160 Le Poët-Laval (France) – tél. +33 (0)4 75 46 22 32 – www.hotel-les-hospitaliers.com: situé au sommet du village médiéval, avec une piscine et une vue magnifique de la terrasse supérieure sur les Pré-Alpes. Cuisine raffinée.

Hôtel**** et Restaurant Le Clair de la Plume, 2 place du mail, 26230 Grignan (France) – tél. +33 (0)4 75 91 81 30 – www.clairplume.com: accueil très prévenant, nombreux espaces hors du temps dans un cadre préservé, piscine naturelle ; petit-déjeuner au champagne (accessible aux clients n'ayant pas de chambre à l'hôtel, sur réservation). Restaurant gastronomique récompensé par une étoile verte Michelin consacrant une gastronomie durable et Bistro Chapouton distingué du Bib Gourmand par le Guide Michelin avec un service attentionné. Membre « Les Collectionneurs ». A tester absolument !

Boutique du Clair de la Plume, place du jeu de ballon, 26230 Grignan (France) – tél. +33 (0)4 75 96 35 76 – www.clairplume.com: pâtisseries, glaces et épicerie fine au centre du village.

Le Café des Vignerons, 1 place du jeu de ballon, 26230 Grignan (France) – tél. +33 (0)4 75 46 94 36 – www.cafedesvignerons.com : dans le village, petite restauration accompagnée des vins de l’appellation Grignan-les-Adhémar, à déguster au verre et pouvant être achetés au prix « caveau ».

Plus d’infos :

Agence de Développement Touristique de la Drôme, 8 rue Baudin - BP 531 - 26005 Valence cedex (France) – tél. +33 (0)4 75 82 19 26 – www.ladrometourisme.com

chateaux-ladrome.fr, www.valleedeladrome-tourisme.com

Musée d’Art et d’Archéologie, 4 place des Ormeaux, 26000 Valence (France) – tél. +33 (0)4 75 79 20 80 – museedevalence.fr

Palais idéal, 8 rue du Palais, 26390 Hauterives (France) – tél. +33 (0)4 75 68 81 19 – facteurcheval.com

Tour de Crest, rue de la Tour, 26400 Crest (France) – tél. +33 (0)4 75 25 32 53 – www.tourdecrest.fr

Musée du Nougat – Fabrique Arnaud-Soubeyran, 22 avenue du Gournier - Nationale 7, 26200 Montélimar (France) – tél. +33 (0)4 75 51 01 35 – www.nougatsoubeyran.com

L’Essentiel de Lavande, 270 allée de Fontchaude, 26160 La Bégude-de-Mazenc (France) – tél. +33 (0)4 26 79 00 70 ou +33 (0)6 62 86 64 12 – www.essentiel-de-lavande.com: tous les jours, de 10 à 19h. Nous vous recommandons de prendre rendez-vous.

Poterie du Château, Mr Chelly Zouhir, 15 rue Montant au Château, 26230 Grignan (France) – tél. +33 (0)4 75 46 57 26 – www.poterieduchateau.com: les deux artisans potiers se complètent merveilleusement bien et sont aussi sympathiques l’un que l’autre. Possibilités de stages.

Domaine de Montine, hameau de la Grande Tulière, 26230 Grignan (France) – tél. +33 (0)4 75 46 54 21 – www.domaine-de-montine.com

Photos : 1. Poët-Laval Village (© Studio MIR – Le Drôme Tourisme) – 2. Maison des Têtes à Valence (© I. Pascale – La Drôme Tourisme) – 3. Façade nord du Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives – 4. Tour de Crest sous le soleil couchant (© I. Pascale – La Drôme Tourisme) – 5. Château de Grignan (© jb.fabry – La Drôme Tourisme) – 6. Champ de lavande à Grignan (© I. Pascale – La Drôme Tourisme).

Article mis en ligne en janvier 2023

La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel
La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel

Avec ses grands espaces restés intacts, ses lacs scintillants, ses rivières, ses cascades, ses grottes, ses forêts d'épicéas, ses hameaux rustiques, le Jura est synonyme de patrimoines historique, culturel et naturel exceptionnels. Dans ce territoire le plus boisé de France, l'eau est en mouvement perpétuel. La Loue, pittoresque rivière comtoise, berce villages et lieux naturels bucoliques au fil d'une vallée tantôt encaissée tantôt ouverte.

La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel

Dans le cadre enchanteur de la Vallée de la Loue, Ornans est une petite cité pleine de charme à l'ambiance vénitienne où le temps s'écoule au fil de la Loue. Ses maisons aux couleurs ocres et bleues, suspendues sur la Loue, ses petites ruelles étroites, ses hôtels particuliers et ses vieilles bâtisses construites en belles pierres témoignent du passé riche de la ville. Elle possède de beaux édifices des 16e, 17e et 18e siècles.

La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel

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Ornans est aussi le berceau de personnages célèbres dont le paysagiste local Gustave Courbet. Homme des éclats et des scandales, maître du Réalisme, Gustave Courbet s'est imposé comme le peintre de la rupture, foncièrement de son temps, brutalisant les codes de l'art par des oeuvres manifestes et une démarche artistique inédite. Au-delà de ses oeuvres monumentales, la collection du Musée Courbet permet d'approcher un autre Courbet, l'être intime profondément attaché à son milieu natal et à son territoire. Il privilégie les visages, les scènes et décors familiers.

La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel

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Aménagé sur plus de 1000 m² et 21 salles d'expositions permanente et temporaire, le Musée Gustave Courbet – premier site consacré entièrement à son oeuvre – s'étend sur trois superbes hôtels particuliers, dont la maison natale du peintre de «L'origine du monde». Le parcours jalonné de tableaux, de dessins, de gravures, mais aussi de sculptures, permet de pénétrer dans l'intimité de l'artiste. L'édifice, qui allie modernité et authenticité, réserve de larges baies avec vue sur la Loue. Au sein du musée, un parcours évoque – d'Ornans à Paris – la carrière de l'enfant du pays, la rupture esthétique qu'il mena, les milieux artistiques qu'il fréquenta, puis son engagement politique jusqu'à son exil et sa mort en Suisse. Les travaux du Musée Courbet, entrepris à l'automne 2020, ont permis, entre autres, de faire entrer le numérique dans le parcours grâce à un compagnon de visite inclusif et des espaces immersifs. L'exposition «Ceux de la Terre. La figure du paysan, de Courbet à Van Gogh» est à voir jusqu'au 16 octobre 2022 au Musée Gustave Courbet à Ornans.

Deux autres sites culturels sont également à découvrir. La Ferme de Courbet est une ancienne propriété familiale du peintre. Cette très belle ferme du 18e siècle a été entièrement restaurée dans le cadre du projet culturel «Pays Courbet – Pays d'artistes». La ferme abrite un café littéraire «Le Café de Juliette», une salle d'expositions et un espace d'ateliers artistiques et d'animations. Une terrasse, un jardin et un verger complètent l'infrastructure. Quant à l'Atelier Courbet, un lieu unique imprégné des traces du passé, il conserve en son sein les seules peintures murales du maître d'Ornans. Ce dernier aurait lui-même veillé à l'achat et à la transformation en atelier de cette ancienne fonderie.

La Vallée de la Loue, un cadre naturel exceptionnel

La Vallée de la Loue, à proximité de sa «capitale», Ornans, offre d'innombrables possibilités de découvertes, d'activités, d'explorations.

Depuis Nans-sous-Sainte-Anne, on emprunte le mystérieux sentier qui longe le Lison. Après 300 mètres de marche, bercée par le chuchotement de l'eau, l'immense paroi rocheuse de la source du Lison apparaît derrière les feuillages. Ses eaux limpides jaillissent d'une grotte en une impressionnante cascade. Une ambiance à la fois secrète et sauvage. Un havre de paix et de fraîcheur !

Autre lieu magique : le site du «Miroir de Scey», lorsque la Loue se transforme en miroir. Dans les eaux calmes du barrage des anciennes forges, se reflète un vieux moulin, à l'origine de l'une des toiles de Courbet.

Loin des grands flux touristiques, la Vallée de la Loue est une oasis de fraîcheur et de verdure. Ici, on renoue avec la nature !

Christian FARINONE

Office de Tourisme Destination Loue Lison, 7 rue Pierre Vernier, 25290 Ornans – tél. +33 (0)3 81 62 21 50 – www.destinationlouelison.com

Office de Tourisme et des Congrès du Grand Besançon, 52 Grande Rue (Hôtel de Ville, place du 8 septembre), 25000 Besançon – tél. +33 (0)3 81 80 92 55 – www.besancon-tourisme.com : installé dans les locaux de l’Hôtel de Ville, au cœur du centre-ville historique.

Le Resto Le France (Sylvie & Gilles Vigneron), 51 rue Pierre Vernier, 25290 Ornans – tél. +33 (0)3 81 58 94 53 : à deux pas du Musée Courbet.

Restaurant 1802, 2 rue de Lacoré, 25000 Besançon – tél. +33 (0)3 81 82 21 97 – www.restaurant-1802.fr: brasserie chic et contemporaine dans le centre de Besançon, grande terrasse ombragée, à côté du parc Granvelle.

Hôtel de Paris***, 33 rue des Granges, 25000 Besançon – tél. +33 (0)3 81 81 36 56 – www.besanconhoteldeparis.com : décoration «design», au centre de la ville, parking privé sécurisé; par beau temps, possibilité de petit-déjeuner dehors, dans la cour intérieure.

Pour toute information concernant les séjours touristiques ou culturels organisés à la carte, incluant les visites, le logement et la restauration : tél. +33 (0)6 31 76 43 73.

Photos :

1. Vieilles maisons Roche du Mont – © Jacques Lhomméen
2. Passerelle à Ornans – © Jacques Lhommée
3. Vincent Van Gogh (1853-1890), La Méridienne dit aussi La Sieste (d’après Millet). Entre 1889 et 1890 – Huile sur toile – Paris, musée d'Orsay – Donation de Mme Fernand Halphen, née Koenigswarter, 1952 – Inv. RF 1952-17 – © Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
4. Sir George Clausen (1852-1944), Le retour des glaneuses, 1904 – Huile sur toile, 92.7 x 122.6 cm – Presented by C.N. Luxmoore 1929 Royaume Uni, Londres, Tate Collection, N04486 – © Tate, Londres, Dist. RMN-Grand Palais / Tate Photography
5. Source de la Loue jaillissant d'une falaise haute de cent mètres

Réouverture du Forum antique de Bavay
Réouverture du Forum antique de Bavay

L’inauguration officielle du parcours couvert du Forum antique de Bavay – musée archéologique du Département du Nord, dans la Région Hauts-de-France – a eu lieu le samedi 14 mai 2022, lors de la Nuit européenne des Musées. Le nouveau parcours de visite – fruit de deux ans de travaux de grande ampleur – protège des aléas climatiques les vestiges archéologiques, mais offre aussi aux visiteurs une nouvelle expérience de visite à travers un circuit aménagé de scénographies pour s’immerger au cœur du quotidien des habitants de «Bagacum» (ancien nom romain de Bavay). Grâce à ses collections exceptionnelles et son impressionnant site archéologique de 2,5 hectares, le site permet de découvrir un forum romain impérial, le plus vaste d’Europe du Nord.


Bagacum, capitale des Nerviens

Au Ier siècle de notre ère, le territoire des Nerviens, comme l’ensemble de la Gaule, devint romain. À la suite de la réorganisation de l’Empire sous Auguste, Bagacum devint alors capitale de la cité des Nerviens. Son territoire s’étendait entre les rives de la Sambre et de l’Escaut et englobait les villes actuelles de Cambrai et de Bruxelles. La cité se vit alors dotée de l’un des plus grands forums de tout l’Empire romain. Aujourd’hui encore, le forum de Bavay est le plus grand jamais mis au jour en France. Bagacum se trouvait au croisement de sept routes romaines dont la plus importante reliait Boulogne-sur-Mer à Cologne. Cet emplacement stratégique lui permit de se développer et de devenir un important centre urbain de la Gaule Belgique. Cependant, à la fin du IIIe siècle, Bagacum dut faire face aux incursions venues d’Outre- Rhin. La ville fut alors dotée de fortifications qui s’appuyaient sur le forum.

La découverte du Forum

Dès le 18e siècle, des objets furent mis au jour. En 1906, fut fondé le premier musée de Bavay. En 1940, à la suite du bombardement de la ville, il fut décidé de ne pas reconstruire à l’emplacement du Forum et de poursuivre les fouilles. En 1969, plus de 300 objets en bronze ont été découverts et forment le Trésor des Bronzes. En 1976, le musée actuel de Bavay a été construit, à proximité immédiate du site archéologique. Dans les années 1990, d’importantes fouilles ont été menées avec les universités, mettant en évidence les différentes parties du forum et l’inscrivant sur la liste des trente sites archéologiques d’intérêt national. Entre 2009 et 2011, une grande campagne de travaux de restauration d’urgence et de mise en valeur des vestiges est menée, avant de lancer le chantier de couverture du cryptoportique en 2020.

Des vestiges uniques…

Le Forum antique de Bavay est, à ce jour, le plus grand forum découvert en France et l’un des plus grands de l’ensemble de l’Empire romain. Il représente un vestige unique et le témoin des différentes époques de Bagacum : de son statut de capitale, avec le forum monumental, jusqu’à son déclin, avec les murailles se dressant tout autour pour protéger la ville, désormais réduite. Véritable cœur de la cité, le forum romain concentrait les activités politiques, judiciaires et religieuses. L’esplanade centrale – grande place dallée au centre du forum occupée par des statues et des inscriptions officielles – était bordée sur ses grands côtés par des portiques abritant les bureaux administratifs. Les citoyens venaient y échanger leur monnaie, bénéficier du service des poids et mesures (ponderarium) ou encore consulter un avocat. La basilique était le centre de l’activité judiciaire et politique. Celle de Bavay était l’une des plus vastes de l’Occident romain. Le temple, au cœur de l’aire sacrée, était dédié aux activités religieuses. Comme l’esplanade centrale, cette aire était entourée de portiques, mais ses fondations étaient semi-souterraines: il s’agissait du cryptoportique dont les arcades de 4 mètres de haut, particulièrement bien conservées, s’élèvent encore aujourd’hui.

… Mais en danger

Couverts à l’époque antique, les différents éléments du cryptoportique n’avaient pas été conçus pour être exposés à l’air libre. Depuis leur mise au jour dans les années 1940-50, ils étaient exposés aux intempéries. Le site était également compromis par le développement d’une végétation laissée libre. Conformément à la Charte de Venise de 1964, imposant notamment la réversibilité des interventions de restauration sur les monuments historiques (elles doivent pouvoir être démontées), les différents dispositifs de conservation envisagés offraient des résultats mitigés. La couverture du cryptoportique s’est donc imposée comme solution aux différentes problématiques de conservation du site.

Les enjeux d’un projet d’ampleur

Une couverture, légère et aérienne, a été installée et prend en compte les facteurs climatiques, le temps et l’évolution de la végétation. La charpente a été transportée par convoi exceptionnel et assemblée sur site. La pose de ses fondations a exigé une ingénierie pointue et une maîtrise des techniques, afin de ne pas endommager les vestiges déjà découverts et ceux restés enterrés. La couverture, opaque et isolée, permet à présent de proposer une ambiance ombragée tout en évitant l’amplification thermique et acoustique. Cette réalisation a permis de construire un nouveau parcours de visite – accessible aux personnes à mobilité réduite, y compris les malvoyants et aveugles –, complété par une mise en scène ludique avec des plans et images en relief, des projections vidéos ou encore des diffusions sonores.

Réouverture du Forum antique de Bavay

L’exposition temporaire

Jusqu’au 8 novembre 2022, le musée archéologique du Département du Nord accueille l’exposition «M’as-tu vu ? Être et paraître à la romaine en Gaule du Nord» : l'occasion pour le Forum antique de Bavay de présenter une étude récente d’objets d'hygiène et de toilette de sa collection. Le public est invité à s’interroger sur l’apparence à l’époque romaine et la diversité des moyens utilisés. De la naissance à la mort, tous les objets utilisés pour la mise en beauté sont mis en scène : fibules, parures, objets et pratiques de soins du corps, vêtements et accessoires, sans oublier une galerie de portraits. Tous ces éléments participèrent à la construction d'une identité individuelle et collective propre à cette région de l'Empire.

Le plus

Un jardin contenant des plantes aromatiques et médicinales, utilisées du temps des Romains, offre une halte bienvenue pour se reposer ou pour pique-niquer, par beau temps.

Josiane REGINSTER

Forum antique de Bavay : 2 allée Chanoine Henri Biévelet – 59570 Bavay – tél.+33 (0)3 59 73 15 50 – forumantique.fr.

Photos : 1. Vestiges du Forum de Bavay – © Département du Nord / 2. Objets d'hygiène et de toilette présentés dans l'exposition «M'as-tu vu ? Etre et paraître à la romaine en Gaule du Nord» / © Forum antique de Bavay.

Article mis en ligne en juin 2022

La Nouvelle Aquitaine

La plus grande région de France s'est fixée pour but de devenir la première destination durable en France et en Europe.

En plus des vols vers 9 aéroports internationaux, une connexion ferroviaire TGV direct relie Bruxelles à Bordeaux, avec étape à Poitiers et Angoulême.

Parmi les nombreuses destinations renommées, citons entre autres :

Bordeaux – ville UNESCO, depuis 2007, avec 350 bâtiments classés Monuments Historiques –, permet des expériences multiples. La Cité du Vin met à l'honneur les vignobles du monde entier : la 12e édition de «Bordeaux Fête le Vin»va se dérouler du 23 au 26 juin. Une exposition consacrée à « Venise la Sérénissime » se déroule aux Bassins des Lumières, jusqu'au 2 janvier 2023.

La Nouvelle Aquitaine

Limoges est la capitale française des arts du feu. La porcelaine de Limoges est, aujourd'hui, produite par une vingtaine de manufactures. Avec ses châteaux, ses églises et abbatiales, ses forteresses du XIIe siècle, cette ville possède un riche passé médiéval.

Cognac est la ville de naissance du roi François Ier. Avec ses 75.000 hectares, le vignoble de Cognac peut se targuer d’être le plus grand vignoble de raisins blancs d'Europe. Des maisons historiques de fabrication de cette eau-de-vie réputée, telles Hennessy, Remy Martin, Martell..., y sont enracinées.

La Nouvelle Aquitaine

La Vallée de la Dordogne peut s’enorgueillir de posséder une des découvertes archéologiques majeures de l'humanité : la Grotte de Lascaux, découverte en 1940. Une réplique complète de la célèbre grotte permet aux visiteurs de l'appréhender comme nos ancêtres préhistoriques, il y a 20.000 ans.

Ses villages de charme, dont Sarlat – capitale du Périgord Noir – avec ses rues pavées, ses murs en pierres de taille et ses toits de lauzes, sont à parcourir. A six kilomètres de Sarlat, vient d'ouvrir le «Domaine de Rochebois», un hôtel 4 étoiles bénéficiant d'un cadre exceptionnel.

Les Pyrénées – région mondialement connue pour ses sommets et ses étapes emblématiques du Tour de France – se concentrent sur la célébration de la nature et des traditions. Pau – ville d'art et d'histoire (ville natale du roi Henri IV) – décline ses belles demeures de villégiature du XIXe siècle. Deux sites sont classés par l'UNESCO : la Cathédrale d'Oloron et le Chemin de Saint-Jacques.

La Nouvelle Aquitaine

Le Pays Basque offre l'océan, la montagne, la campagne, les stations balnéaires réputées et les villages authentiques. Biarritz – lieu de villégiature de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie – est la plus urbaine des stations. La ville se distingue par son architecture originale et son casino. Saint-Jean-de-Luz – port de pêche et ancienne cité corsaire – bénéficie d'un beau patrimoine architectural.

La Rochelle – complexe portuaire depuis le XIIe siècle – contient, aujourd'hui, trois ports (de pêche, de commerce et de plaisance). Au Vieux Port, deux tours témoignent de l'histoire de la ville. Avec la mer et la nature en toile de fond, elle est aussi une cité millénaire, dotée d'un riche patrimoine historique et urbain. Reliée à la Rochelle par un pont de 2,9 kilomètres, l'île de Ré – célèbre pour ses roses trémières et ses maisons basses aux volets verts ou bleus – offre une nature préservée.

A Massignac, le «Domaine des Etangs» est un hôtel 5 étoiles dont le territoire s'étend sur 1.000 hectares de nature préservée, entre forêts, pâturages et étangs. 29 chambres doubles et suites sont réparties entre le château du XIIIe siècle et six métairies. Côté gastronomie, le restaurant s’inspire de la nature, en harmonie avec les saisons et les richesses des produits locaux.

Christian FARINONE

www.nouvelle-aquitaine-tourisme.com

Photos : 1. Château de Bonneval (Limoges) / © Anne-Sophie Dubreuil

2. Grotte de Lascaux – Diverticule Axial (Dordogne) / © Dan Courtice

3. Biarritz – Grande Plage / © CG64 – JM Decompte

Article mis en ligne en mai 2022