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Une politique hospitalière respectueuse de l’environnement.
Une politique hospitalière respectueuse de l’environnement.

Fin octobre 2021, 2.000 panneaux photovoltaïques, neutres en carbone et produits en Belgique, installés sur les toits du CHU Brugmann et de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola ont été inaugurés. Ce projet, soutenu par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), est l'aboutissement d'une série d'initiatives prises au cours des vingt dernières années et ayant pour but de réduire l'impact environnemental de ces deux hôpitaux. Ces panneaux photovoltaïques couvrent une surface de près de 3.000 m², soit l’équivalent de 12 terrains de tennis.

La production d'électricité des panneaux, qui par définition fonctionnent en journée, se combine parfaitement avec la cogénération existante sur les sites de Horta et de Brien. Cela permet de couvrir une partie importante de la consommation supplémentaire durant la journée, notamment en été, lorsque le besoin de refroidissement est plus important. La production d'électricité attendue par ces panneaux est de 536 MWh/an. Une production équivalente à 3% de la consommation totale du site de Horta, soit l'équivalent de la consommation électrique de 180 ménages bruxellois. Grâce à la réduction de 212.000 tonnes de CO2, les hôpitaux espèrent réduire leur empreinte carbone de 2 % supplémentaires. Le projet, partiellement financé par le FEDER (172.500 €), a un coût total de 725. 000 €.

Le chauffage du site de Horta, qui comprend une quarantaine de bâtiments, dont certains sont centenaires et classés, est un véritable défi. Depuis 2016, le CHU Brugmann dispose de sa propre cogénération qui produit 1,5 MW d'électricité et récupère sa chaleur pour chauffer l’ensemble du site. Les chaudières ont également été remplacées, le réseau optimisé et mieux isolé. L'ensemble de ces actions a permis de réduire de 35% par m² la consommation de chaleur au cours des 15 dernières années. Pendant les mois d'hiver, les hôpitaux utilisent le «free chilling», c'est-à-dire l'air froid extérieur, pour refroidir naturellement la salle des serveurs informatiques et les couloirs de l'hôpital au lieu d'utiliser d'autres systèmes de refroidissement électriques. La nature lui prête également main forte, puisque le site de Horta est situé dans un parc de 18 hectares où la végétation rafraîchit agréablement l'air. La cogénération au gaz permet, à elle seule, d'économiser jusqu'à un million d'euros par an. Les panneaux photovoltaïques, quant à eux, permettront de réaliser une économie annuelle supplémentaire de 100.000 €. Toutefois, la facture énergétique totale du site reste élevée puisqu'elle est de l'ordre de 3 millions d'euros par an.

G.W.

Article mis en ligne en novembre 2021

Les Savonneries Bruxelloises
Les Savonneries Bruxelloises

La première boutique des Savonneries Bruxelloises vient de s'ouvrir dans les prestigieuses Galeries Royales Saint-Hubert à Bruxelles. En effet, jusque fin décembre 2021, une boutique éphémère, d'environ 20 m² de superficie, offre toute la gamme des produits des Savonneries Bruxelloises : des barres glycérinées à la gamme exclusive des savons moulés, la clientèle y trouve son bonheur dans un environnement de fragrance et de volupté. Chaque référence est expliquée à travers ses spécificités, ses arômes, ou encore la technique de production qui lui est propre.

Comme le précisent les deux entrepreneurs, Maxime de Villenfagne et Maxime Pecsteen, qui ont repris la direction des Savonneries Bruxelloises, en 2020, et se sont lancé le défi d'ouvrir la première boutique de la marque : «L’idée est de ramener l’esprit «manufacture» dans la boutique. Nous sommes fiers de produire nos savons à seulement quelques kilomètres de là (à Laeken), et nous souhaitions ramener notre univers de production dans la boutique».

L’ouverture de la boutique s’inscrit dans une volonté de développement de la marque et répond à la vision de l’entreprise de faire rayonner un véritable savoir-faire bruxellois.

L.B.

Boutique Savonneries Bruxelloises : 4 Galerie du Roi – 1000 Bruxelles, ouverte du mercredi au dimanche de 11h à 18h.

Photo : Maxime de Villenfagne et Maxime Pecsteen devant la boutique.


Valeur des monnaies anciennes et étrangères
Valeur des monnaies anciennes et étrangères

Plus de 50 % des Belges interrogés ont avoué encore posséder des francs belges, des marks allemands ou des schillings autrichiens dans leurs tiroirs. D’après une étude du Comptoir de l’Or, la valeur convertie de ces devises et monnaies obsolètes s’élève à plus de 50 euros pour un quart d’entre eux. Le Comptoir de l’Or a acquis une licence de change pour convertir des devises étrangères en euros, tant les billets que les pièces de monnaie, même si elles ne sont plus en circulation. En effet, le Comptoir de l’Or est une entreprise familiale internationale spécialisée dans les métaux précieux et les objets de collection, depuis plus de trois décennies. Outre l’achat et la vente d’or et d'argent dans ses établissements situés dans tout le pays, l’entreprise a obtenu un permis pour convertir des devises étrangères. L’Autorité des Services et Marchés Financiers (FSMA) a établi que le Comptoir de l’Or respecte les conditions strictes. L'enseigne a donc reçu le statut officiel de bureau de change.

Pour un échange, il suffit de se rendre dans l’un des 32 Comptoirs de l’Or en Belgique.

C’est dans l’agglomération bruxelloise que l’on retrouve le plus de propriétaires de devises étrangères (67 %) par rapport à la Flandre (55 %) et la Wallonie (57 %). Parmi le top 3 des devises que les Belges possèdent l’on retrouve le franc belge (47 %), la livre sterling (46 %) et le dollar (36 %). Le florin hollandais est, quant à lui, beaucoup moins populaire. Seuls 17 % des sondés indiquent en posseder. Sans grande surprise, les propriétaires belges de florins sont plus nombreux en Flandre (21 %) qu’en Wallonie (13 %), contrairement au franc français qui est plus populaire en Wallonie (31 %) qu’en Flandre (24 %).

C. de V.

www.comptoirdelor.be

Article mis en ligne en octobre 2021


Funds For Good met de la philanthropie dans votre épargne

Le distributeur de fonds bruxellois Funds for Good propose d’investir dans des fonds de qualité, avec un impact direct sur l’emploi local. Depuis sa création en 2011, ce sont ainsi plus de 900 emplois qui ont été créés par son intermédiaire.

Funds for Good (FFG) a fait son apparition sur le marché belge en 2013, lancé sur fonds propres par des professionnels issus du monde bancaire qui souhaitaient faire de la finance autrement après les deux grandes crises financières de 2008 et 2011. Dès le départ, l’objectif a été de combiner la distribution de fonds de qualité, avec la promesse que ces fonds allaient être utilisés pour avoir un impact positif sur l’économie. Les fondateurs se sont, en effet, engagés à verser 50% de leurs bénéfices à une asbl (Funds For Good Impact), ou un minimum de 10% des commissions perçues si l’exercice n’est pas bénéficiaire. Progressivement, les actifs sous gestion distribués par Funds for Good se sont envolés, pour atteindre désormais 600 millions d’euros. «Au bout de 10 années d’exercices déficitaires, 2021 devrait être le premier exercice où nous allons pouvoir distribuer 50% de notre bénéfice» souligne Nicolas Crochet (fondateur du groupe).

Philanthropie

L’objectif de cette action philanthropique est d’aider des chômeurs cherchant à lancer leur entreprise et qui ne sont pas considérés comme des clients intéressants par les banques classiques. «Nous allons leur octroyer des prêts d’honneur, soit des prêts sans intérêt ni garantie, qui viennent en complément de crédits octroyés par des organismes de micro-finance classique» poursuit Nicolas Crochet. Le prêt d’honneur est subordonné à une franchise de 24 mois minimum durant lesquels l’entrepreneur n’aura rien à rembourser.

Au 31 juillet 2021, les chiffres d’impact publiés par le groupe montraient un total de 811 projets créés, qui ont découlé sur la création de 905 emplois grâce à des prêts d’honneur totalisant 2,17 millions d’euros. La majorité (96%) des projets sont situés en Belgique, avec une répartition équilibrée entre les trois grandes régions. Au niveau sectoriel, ce sont les commerces, l’horeca et les services qui se taillent la part du lion avec 70% des projets.

Encadrement

Une des particularités de Funds For Good est d’assurer un encadrement des candidats entrepreneurs, afin de leur éviter de commettre des erreurs dans la gestion de leur société. C'est une équipe de 40 bénévoles actifs (généralement des entrepreneurs à la retraite) qui vont apporter leur aide et leur expérience dans différents domaines (marketing, conseils juridiques, comptabilité, etc).

Mais la crise du coronavirus a également permis à Funds For Good de pouvoir intervenir encore plus directement dans l’économie belge, avec la mise en place de prêts d’urgence (en compagnie du spécialiste de microStart) en faveur des micro-entreprises faisant face à des difficultés financières lors des moments les plus difficiles de la crise sanitaire.

Gamme de fonds

Dès 2013, Funds For Good s’est associé avec la Banque de Luxembourg Investments (BLI) pour distribuer les fonds du gestionnaire auprès des institutionnels belges. Cette coopération a été, ensuite, étendue avec le lancement d’une SICAV luxembourgeoise (Funds For Good Invest) en 2016, afin de pouvoir élargir la gamme de fonds proposés aux investisseurs.

Elle s’est ensuite poursuivie en 2018 par le lancement de FFG – Global Flexible Sustainable, une version durable du célèbre fonds BL – Global Flexible géré par Guy Wagner chez BLI. L’offre a encore été étendue en 2019 par le lancement de FFG European Equities Sustainable, un fonds durable en actions européennes géré par le gestionnaire américain Acadian Asset Management.

Technologies propres

Capricorn Partners a été l’autre allié de la première heure de Funds For Good. La filiale du groupe Quest for Growth spécialisée dans la gestion d’actifs a rapidement proposé aux clients de Funds For Good le fonds Quest Cleantech, un des pionniers dans l’investissement dans les sociétés développant des technologies propres. Ce produit a été fermé aux nouvelles souscriptions il y a quelques mois, après avoir atteint des actifs sous gestion de 250 millions d’euros (dont environ 50% sont distribués par FFG).

«Nous avions atteint l’objectif que nous avions fixé lors du lancement du produit» souligne Yves Vaneerdewegh (gestionnaire de Quest Cleantech depuis 2008). Ce succès commercial a poussé les deux groupes à proposer aujourd’hui le fonds Quest Cleantech II, qui va adopter la même stratégie. «La composition des deux produits sera pratiquement identique. Nous allons toutefois éviter d’investir dans des dossiers trop peu liquides, ce qui devrait nous permettre de pouvoir accepter les nouveaux investisseurs jusqu’à une taille d'un milliard d’euros».

Article mis en ligne en octobre 2021